Fady Ambroise

Hello ! C'est ici que NOUS partageons sur la vie au quotidien : poèmes, pensées, analyses et interviews. N'hésitez pas à nous laisser vos avis en commentaire !

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mardi 21 octobre 2025

 

Le ciel est témoin de tout ce que j’ai fait, de tout ce que j’ai été, animé par une seule intention : ton bien. Jamais je n’ai cherché autre chose que ton bonheur, même quand mes gestes ou mes mots ont pu te blesser.


Si mes paroles ne font que raviver la douleur, alors je préfère me taire. Cette bouche qui autrefois savait te faire rire, te faire frissonner, te faire vibrer… aujourd’hui, elle est devenue source de tes larmes. Et cela me déchire.


Si un jour tu me vois comme un diable, un tortionnaire, un méchant ou je ne sais quoi d’autre, je t’en supplie : malgré ce visage mouillé par les regrets, souviens-toi de celui que j’étais pour toi. De celui qui t’aimait avec sincérité, maladroitement peut-être, mais profondément.


Garde en toi les souvenirs lumineux, les instants vrais, les éclats de rire, les regards complices. Que ce soit cette image-là, celle de notre amour, que tu conserves au fond de ton cœur. Car c’est elle qui raconte le mieux ce que nous avons été.


Je t’écris avec l’espoir que ces mots, même imparfaits, puissent te rappeler que "nous" avons existé, et que ce "nous" valait la peine d’être vécu.


Avec tendresse, 

Souviens-toi de Nous, Fa. Wishiya Dibaya 

jeudi 31 juillet 2025

Si je suis Ministre 


Je serai vôtre, enfants de cette patrie,  

Ma voix portera vos douleurs, vos cris,  

Le peuple d’abord, sans masque ni mépris,  

Ma route suivra vos pas, vos envies.  


Mes compétences, je les rends à l’État,  

Mon expérience ne servira que ça,  

Pas de calcul, ni de jeu sous contrat,  

Mais l’intérêt pur d’un peuple en combat.  


Je n’aurai rien que le feu du service,  

Pas de fortune, ni deals en coulisse,  

Pas de rétro, ni pacte qui se glisse,  

Mais l’honneur franc, loin des sombres malices.  


Que ma famille oublie mon nom, mon sang,  

J’aurai choisi d’aimer plus grand, plus grand,  

Le peuple entier sera mon lien vivant,  

Et mes enfants, ceux qui pleurent, les souffrants.  


Je ne serai pas Ministre pour régner,  

Mais pour guérir, bâtir et pardonner,  

Pas pour briller, ni pour emprisonner,  

Mais pour servir sans jamais abandonner.  


Je marcherai droit, même seul dans la nuit,  

Sans compromis, sans détours, sans appui,  

Car la justice ne se vend ni s’enfuit,  

Elle se tient là, où le peuple s’unit.  


Je serai l’écho des voix sans pouvoir,  

Le cri des rues, le silence du soir,  

Le chant des mères, le regard sans espoir,  

Et l’art de vivre sans trahir le devoir.  


Si je suis Ministre, je serai feu,  

Un feu qui éclaire sans vendre les vœux,  

Et dans ce rôle, je veux n’être qu’un vœu,  

Celui du peuple, en plein jour, à ciel bleu.


Si je suis Ministre, Fa Wishiya Dibaya 

WWW.FADYAMBROISE.NET



dimanche 3 décembre 2023


Quand vient le temps des élections
Les politiciens font des promesses
Mais hélas, ils ne tiennent paroles
Ils oublient le peuple, ils le délaissent
Ils le trahissent pour quelques voix

Et le peuple pleure, comme la pluie
Qui tombe un dimanche matin
Sur les toits, sur les rues, sur les vies
Qui s'écoulent sans espoir, sans lendemain
Qui se noient dans l'indifférence

Les politiciens sont tous les mêmes
Ils se ressemblent, ils se protègent
Ils se disputent, ils se partagent
Le pouvoir, l'argent, les privilèges
Ils se moquent du peuple, de ses problèmes

Et le peuple souffre, comme la pluie
Qui tombe un dimanche matin
Sur les plaies, sur les cris, sur les envies
Qui se taisent sous la peur, sous le chagrin
Qui se meurent dans la violence

Les politiciens ont tous les moyens
Ils contrôlent les médias, les institutions
Ils manipulent les opinions, les émotions
Ils achètent les consciences, les soutiens
Ils font tout pour gagner les élections

Et le peuple rêve, comme la pluie
Qui tombe un dimanche matin
Sur les fleurs, sur les couleurs, sur les amis
Qui s'éveillent à la joie, à l'espoir, au destin
Qui s'épanouissent dans la lumière

Mais le peuple n'a pas beaucoup de choix
Les politiciens ont tous les armes
Ils utilisent la force, la violence
Ils utilisent la peur, la menace
Ils utilisent la fraude, la triche
Ils font tout pour garder le pouvoir

Et le peuple lutte, comme la pluie
Qui tombe un dimanche matin
Sur les pierres, sur les murs, sur les défis
Qui se dressent contre l'injustice, contre le malin
Qui se brisent dans la révolte

Le peuple vit et espère
Il sait que rien n'est jamais perdu
Il sait que tout peut changer un jour
Il sait que son vote a de la valeur
Il veut une autre histoire

Rapaces de décembre, Fa Wishiya Dibaya

vendredi 5 février 2021

"Écoute ! Écoute ! 
Les sanglots des naufragés
Ramenés par les vagues de la mer, 
Les pleurs des aïeux à travers
Les tremblements de terre,…" 
Plume et Flûte

Noyés, broyés par l'eau. Pris en étau entre la mort et la mort, ils pensaient rentrer chez eux - les passagers du Hiace - mais leur chauffeur s'est cru pilote. Voulant voler derrière son volant, c'est dans le fleuve qu'il a achevé sa course. Et depuis, ils n'ont plus remonté. 

Hélas, ce n'était pas une navette.

Les pauvres passagers, le chauffeur et leur bus, n'ont plus refait surface. Le peu d'air disponible, ils l'ont consommé en se débattant. L'eau ayant eu raison d'eux, les poumons ont cédé ! Leurs derniers instants... espoir (?), peur, traumatisme, angoisse, panique, et... vide.

En une fraction de seconde, plusieurs questions ont déambulé parmi lesquelles : « qui prendra soin de mes proches ? » ( Que deviendra mes enfants, ma mère, mon père, ma femme ou mon mari ? ) Des questions qui ont pris l'eau, en même temps que les corps, dans la profondeur du fleuve. 

« Mais Seigneur, j'avais encore des projets... »

Le moyen de transport devient un sarcophage, et le fleuve un Grand cimetière.

Que les âmes de victimes de cet accident du 05/02/2021 dans la commune de Ngaliema reposent paix. Puisse Dieu venir en aide à leurs familles.🥺🙏🏾

Fa Wishiya Dibaya

« Un accident
 inhabituel s'est produit vendredi 5 février matin sur l'avenue du Tourisme dans la commune de Ngaliema à Kinshasa. 
Un mini bus de marque Hiace est tombé dans le fleuve Congo. L' accident a eu lieu non loin de l'Hôpital de la Rive, à quelques mètres de la clôture en tôles où se font les travaux de la Regideso .
Selon des témoins, le mini bus venait du marché central. Arrivé à cet endroit, et pour éviter l'embouteillage, le chauffeur à quitté la route et à emprunté le sentier situé à côté de la route et presqu'au bord du fleuve. Et c'est là que le véhicule a glissé jusqu'à tomber dans le fleuve avec tous ses passagers... » Radio Okapi

samedi 17 octobre 2020


Plaisir d’écrire autour du recueil Plume et Flûte de Fa WISHIYA DIBAYA

Initialement prévue en mars 2020 et reportée à cause de la pandémie de la Covid19, la présentation du livre Plume et Flûte de Fa WISHIYA DIBAYA (paru aux éditions Mabiki en 2019) a finalement eu lieu ce samedi  17 octobre 2020 au Centre Wallonie-Bruxelles, dans le cadre de l’activité « Plaisir d’écrire ».

Sous la modération de l’écrivain Richard ALI et la recension de Pat Le Gourou, le public a eu l’occasion de découvrir le recueil de 37 poèmes de l’auteur ainsi que son plaisir d’écrire dans la salle de la bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, de 11h à 13h.

C’était donc l’occasion pour l’auteur de partager avec l’auditoire sur sa passion d’écrire, son histoire avec la littérature et l’aube de Plume et Flûte. Pour donner à l’assistance un aperçu et le gout du livre, les poètes Florence META et Le Marc Bamenga ont à chacun déclamé quelques poèmes du recueil. Ce qui n’a pas laissé le public indiffèrent.


Pour en savoir plus sur l’œuvre : cliquez ici


Plume et Flûte porté sur les fonts baptismaux par Kathryn BRAHY


Plume et Flûte a ainsi eu l’honneur d’être porté sur les fonts baptismaux par Kathryn BRAHY, la Déléguée générale Wallonie-Bruxelles. 

Après le baptême, l’auteur et le recenseur ont à tour de rôle répondu aux questions des invités.

Pour finir l’activité avec gaieté, l’auteur, l’équipe d'organisation et les invités ont partagé un cocktail. 

L'auteur a également signé les dédicaces à ses lecteurs qui étaient nombreux à acheter l'ouvrage au stand de Mabiki, érigé à l'occasion.

Il faut souligner que les invités se sont vus offerts des sacs cadeaux à leur entrée à la bibliothèque. Un don de la BCDC qui s’est donné le rôle d’être un partenaire à la Littérature congolaise.

Fa WISHIYA DIBAYA

Pour en savoir plus sur l’auteur : cliquez ici

dimanche 9 août 2020

Mon arrière-grand-père était un lion, au vrai sens du mot.

Moi c'est Fady-Ambroise WISHIYA Dibaya, originaire du Kasaï-central, territoire de Demba, District de Lulua, Secteur de Tshibungu, Village de Bena Kayembe. Je suis donc Luba (de Lulua), de père et de mère. 100%.


Mon nom de famille est WISHIYA, nom de mon père (Wishiya Tshinyi). Et son père s'appelait Kabu-Kapu Ndonda (Malu Kabu kapu), et il fut fils de Badibanga Kansela (mon arrière-grand-père). Je suis donc fils de Wishiya Tshinyi et Ntumba Kayembe.


L'histoire de ma famille mérite un roman, c'est d'ailleurs mon projet en cours... L'histoire de ma famille est tellement passionnante et fascinante qu'on se croirait dans un Harry Potter ou un conte. Elle est mystérieuse, sombre, triste et glorieuse en même temps : mais c'est notre identité. Voilà pourquoi j'aime et j'aimerais l'immortaliser pour Nous et les générations futures, nos traditions orales s'épuisent. Les grands-parents cèdent, demain sera nos parents, et après-demain notre tour. Que léguerons-nous ? La mondialisation est sur nos traces et elle risque de balayer notre existence et laisser nos enfants sans MÉMOIRE.


Je vais vous donner un avant-goût de notre histoire en vous parlant de mon nom de famille, « WISHIYA » :


Nos ancêtres n'avaient pas de murs Facebook ou statuts WhatsApp sur lesquels écrire leurs humeurs, guéguerres, gratitudes, attitudes, dédicaces, nargues ou « mbuakela » : alors les enfants servaient de "murs". Le nom à donner à l'enfant devait avoir une signification, une raison, une circonstance.


Hormis les noms par défaut qu'on retrouve aux Kasaï, les noms circonstanciels, les enfants qu'on appelle "Bana ba mapanga"(littéralement les enfants ratés, inattendus ou imprévus tels que : Mbuyi et Kanku (les jumeaux); Ngalula (le garçon né après 3 filles ou plus ou une fille née après 3 garçons ou plus); Ntumba wa Kulu (un enfant issu d'une grossesse que la mère ignore et accompagnée des faits mystérieux...); Mujinga (un enfant né avec cordon ombilical autour du cou); etc.), nous avons des noms des ancêtres qu'on croit s'être réincarné en fonction des signes, des noms des homonymes juste par reconnaissance ou liens et les noms selon les périodes, les circonstances, les événements ou faits autour de la naissance de l'enfant. D'où certains parents donnent à leurs enfants les noms d’insultes, de misères ou injustices subies. On retrouve ainsi chez les Kasaïns les noms tels que : Bipendu (insultes), Bijanu (Critiques ou médisances), Bupela (misère, pauvreté), Mukengeshayi (faites le souffrir), Tuakajika (on nous décima, très souvent dans le cadre d'une famille qui a perdu beaucoup de membres), Malubini (trop de problèmes), Tshibangu (cicatrice), etc.


Ainsi, WISHIYA TSHINYI, nom reçu par mon père à sa naissance, de son père, vient de «Ne Ushiya Tshinyi ? » Qui veut dire que laisseras-tu ? Ou encore mieux : que légueras-tu ?


C'est donc une question à laquelle devait faire face chaque jour, mon grand-père KABU-KAPU, du fait qu'il n'avait qu'une seule fille. Riche de son État, sa richesse était vaine sans héritier. 17 ans après la naissance de sa fille aînée MUSUAMBA, il eut un fils avec LUSAMBA, après avoir épousé-répudié, épousé-répudié, épousé-répudié plusieurs femmes avant elle faute de conception. Et il donna à ce fils le nom de WISHIYA TSHINYI.  Plus tard, il eut une autre fille il le nomma « NTUADILA BUNDU », porte moi pour la honte.


À bientôt pour une suite.

Fa WISHIYA DIBAYA

samedi 1 août 2020

Ta mort un coup de tonnerre 
D’après l’horloge, c’était ton heure 
Un peu dur, un peu triste, 
Dans un cœur meurtri, 
De voir un corps rempli de vie ; 
De voir un être à fleur d’âge 
Quitter la terre, plein d’énergie. 

Tu es parti emportant avec toi, 
Ce que fut Nous ; 
Tu es parti nous léguant dans l’étroit, 
Un grand trou 
L’horizon obscurci, le lendemain,
Un grand flou. 

Aucune mélodie ne sait nous apaiser : 
Les conseils, les prêches, les citations, 
Ne savent nous consoler 
De l’affliction causée par ta disparition.

On doit donc oublier ! 
Ou nous habituer,
S’habituer au vide 
Mais dur de tourner la page. 

Ta mort un coup de tonnerre 
D’après l’horloge, c’était ton heure
Un peu dur, un peu triste, 
Dans un cœur meurtri, 
De voir un corps rempli de vie ; 
De voir un être à fleur d’âge 
Quitter la terre, plein d’énergie.

"Adieu Bolamba", un poème du recueil Plume et Flûte de Fa Wishiya DibayaÉditions Mabiki-2019, que je dédie à tous nos morts, à ma mère, à ceux qui sont partis emportant avec eux notre Nous, ceux dont l'absence continue à nous attrister...

#1erAoût 
#AdieuBolamba
#PlumeEtFlûte
#LittératureCongolaise
#FaWishiyaDibaya

mercredi 29 juillet 2020


Puisque l’écriture est une expression, 
Alors j’écris ; 
Puisque l’écriture est une transmission, 
Alors je lègue ; 
Puisque l’écriture est une expiation, 
Alors je me repens ; 
Puisque l’écriture est une expansion, 
Alors je répands ; 
Puisque l’écriture est une dénonciation, 
Alors je dévoile ; 
Puisque l’écriture est une exposition, 
Alors je m’exhibe. 

J’écris pour demeurer  intemporel 
Dès que j’aurai quitté cet état corporel. 
J’écris pour naviguer, divaguer, blaguer 
Quand chez moi, l’affliction élit domicile. 

J’écris pour le meilleur et les primes de l’écrit ! 
J’écris pour le plaisir de me lire et me faire lire; 
J’écris car l’écriture est ma plume, ma flûte et ma lyre !
Zut ! Je scrute les opprimés, je sculpte les martyres.

Puisque l’écriture est sans espace, 
Pas besoin de case ; 
Puisque l’écriture est un testament, 
J’écris comme un mourant ;
Puisque l’écriture est un  voyage, 
Je lève l’ancre ; 
Puisque l’écriture est une naissance, 
J’y donne mes sens !

"L'écri-sculpture", un poème du recueil Plume et Flûte de Fa Wishiya Dibaya, Éditions Mabiki-2019

#PlumeEtFlûte
#EcriSculpture
#faWishiyaDibaya 
#LittératureCongolaise

vendredi 5 juin 2020

II


Ngaba m’a vu grandir, je l’ai à mon tour vue se dégrader au fur et à mesure que les jours passaient. J’ai vu des clubs sportifs devenir des clubs de « Kuluna », des nunchakus laisser place aux machettes ; des écoles de renom aller de mal en pis ‒ perdre leurs enseignants et ne devenir que des boutiques à diplômes ; des artères principales devenir des lacs ;...


Ngaba a évolué, c’est le cas de le dire : j’ai vu la commune de Makala devenir l’autre bout du monde, à chaque pluie. Ainsi quand il pleut, l’avenue Université qui réunit Ngaba et Makala devient une rivière de boue ; les jeunes chômeurs se voient doter d’un boulot temporaire : transporter les passants au dos (ou dans les chariots) d’une commune à l’autre.


Il y a tellement eu progrès que les jeunes ont trouvé de multiples occupations : si tu n’es pas Kuluna, tu es chargeur des Taxi-Bus et Petita ; des licenciés ‒ toutes les facultés confondues ‒ sont devenus des entrepreneurs, des tenants des cabines téléphoniques et vente papiers mouchoirs.  


L’harmonie y règne tellement que voir un policier s’échanger un bout de chanvre avec un Kuluna est une image fréquente. C’est normal, quand on en a assez de cette vie des « epaka » et « affrontement », c’est dans la police qu’on s’en va prendre la retraite. Tout s’explique par la qualité des policiers qui doivent assurer la sécurité dans ce coin : il suffit juste de savoir tirer.


À suivre...

Partie I - Partie II

mercredi 27 mai 2020

I

Je ne me pensais jamais dire ça un jour, mais je dois l'avouer : « Ngaba m'a traumatisé ce dimanche ». Oui je sais, je ne suis pas étranger à cette commune, j'y ai passé presque la moitié de mon âge. Mes parents y vivent encore. Mais, ce dimanche, elle m'était méconnaissable : je ne l'ai jamais vue dans cet habit ; je ne l'avais jamais entendue sous ces flonflons. Elle ne m'avait jamais inspiré autant de tristesses qu’hier. J'ai failli pleurer. Mais où suis-je ! me demandé-je.


Après une semaine agitée par le travail, la famille et l’actualité : ma soirée était mal finie ! Je me demandais comment nous en sommes arrivés là, tous ces cerveaux étaient-ils formatés ? Malgré l'éclairage des réverbères, tout était sombre. Très sombre. Ce genre d'obscurité qui tâche facilement du blanc et obscurcit la vue...


Les jours ouvrables étant consacrés au boulot, le dimanche est celui où nous en profitons pour voir la famille, les amis et prendre l’air, de fois. Et d’autres dimanches, c’est un total repos. Une sieste revigorante pour affronter la nouvelle semaine. Ainsi, pour ce septième jour du mois d’avril deux mille dix-neuf nous sommes allés moi, mon égérie et notre prunelle chez mes parents à Ngaba.


Ngaba, l’une des vingt-quatre communes de la ville province de Kinshasa. Entourée par « Lemba », « Limete » et « Makala » : elle est séparée de Lemba par la rivière « Yolo », de Limete par l’avenue « Kikwit » et de Makala par l’avenue « Université ». Pour y accéder en véhicule nous avons le choix entre les deux grandes routes principales : celle de « Kianza » via Lemba ou celle d’Université via Limete et « Kalamu ». Bon, le reste il vous faudra demander « Noko Google » (Oncle Google). Je ne suis pas là pour un cours sur la cartographie de « Ngaba » quand-même ! Lol.


J’ai perdu mon porte-monnaie ! m’exclamai-je une fois à l’arrêt de bus sur « Super-Lemba », après avoir tapoté mes poches puis les ai fouillées dans tous les sens pour ne rien trouver. Ton porte-monnaie ? Tu l’as laissé à la maison, sur la salle à manger, me rassura mon épouse. Ces paroles, bien que réconfortantes ne me rassurèrent guère. J’eus comme un pincement de cœur, recensant tout son contenu : cartes d’identités, bancaires, de visite et argent en cash.

Dans cet air crispé nous prîmes le chemin de la maison via Kianza dans un « Petita », comme on l’appelle à Kinshasa, ce tricycle motorisé thaïlandais. Un moyen indispensable et très pratique pour ce coin de la capitale dont l’asphalte est devenu un luxe.


De Super-Lemba à l’avenue Mopulu à Ngaba, on assiste à toutes les scènes : tristes, désolantes, déconcertantes, répugnantes, motivantes et… révoltantes. Avant de saluer ma commune c’est sur le petit pont au-dessus de la petite rivière Yolo que l’on passe. La traversée nous oblige à inhaler différents remugles et miasmes. J’aperçois justement comment tristement elle n’arrive plus à couler, pauvre rivière ! Tellement alourdie par ces amas de plastiques, multiples ordures et déchets ménagers. Pas étonnant qu’elle déverse sa colère sur ces maisons riveraines à chaque pluie !


À suivre...

Partie I - Partie II

samedi 2 mai 2020

Ça doit faire un moment que je ne vous ai pas écrit !
Ces derniers temps, les jours d’intervalle entre nos échanges sur ce blog ne font qu’augmenter. Panne d’inspiration ? Je ne pense pas !
En ce temps de confinement où tout semble fini, arrêté, bouleversé, les événements autours de la… « Pandémie » ( ?) devraient normalement inonder mon blog des écrits. Mais, ce n’est pas le cas. Certains s’imaginent que ce break tombe à pic dans ma vie de Littéraire, et que je serai en train d’écrire mon prochain livre, mais, ce n’est pas le cas.

Alors, suis-je en panne d’inspiration ? Non, je ne le suis pas !
J’écris toujours, mais dans ma tête. Chaque jour dans ma tête circulent des mots, fruits de l’observation, de mes exaspérations, de mes coups de cœur et mes ras-le-bol. Je vous jure, le décor congolais est tellement littéraire qu’il rendra qui le souhaite Écrivain.

Je ne suis pas en panne, je me le constate et me réalise que : je suis devenu sélectif à ce que je dois écrire et comment je dois l’écrire. Je suis devenu rigoureux, en vers moi-même et en vers mes écrits. Car chaque jour des milliers de mots et de sujets d’écriture cogitent dans ma tête, une lutte en permanence entre mon cerveau et mes doigts : « ça doit sortir, ça doit sortir ! », mais je résiste, pour ne ressortir que le meilleur.
Ainsi, je deviens comme une fille à la vingtaine, belle, élégante et…célibataire.  Imaginons le nombre de dragues et de cours qu’elle enregistre ! Parmi des milliers de sollicitations, il lui arrive d’accepter une proposition (ou deux, même plus) de la personne qui l’aurait marquée, d’une manière ou d’une autre. Et c’est ce qui m’arrive : des mots, des phrases, des sujets bouillonnent dans mon esprit. Ils se heurtent jusqu’à celui qui va effleurer ma sensibilité, un peu comme une course des spermatozoïdes.

Alors, voilà où j’en suis, à emmagasiner autant que possible, pour notre plaisir à tous !

En attentant de me lire très bientôt : prenez soin de vous ! Nous sommes confinés, mais pas finis. RESTEZ CHEZ VOUS !

samedi 25 janvier 2020

Chers lecteurs, chères lectrices,
C’est avec un cœur rempli de joie que je vous informe de l'arrivée d'un lot important de mon livre Plume & Flûte à Kinshasa. Paru aux éditions Mabiki, novembre 2019, en Belgique, Plume & Flûte est un recueil de 37 poèmes (36 en français et 1 en lingala) avec illustrations qui traitent, par la poésie, divers sujets majeurs et maux de notre vie.
À travers ses quatre chapitres principaux, on retrouve les textes qui parlent de l’Artiste, de la littérature, de la misère, de la mort, de la famille, de l’amour et de la Femme. Le cinquième et dernier chapitre n’est qu’un bonus qui contient deux chansons en Tshiluba et quatorze adages et citations Luba.
Parmi les 37 poèmes, nous avons des titres tels que : L’écri-sculpture ; Au-delà des nuages ; Feuille blanche ; Perception ; Yuma ; Repère ; Quand je mourrai ; Elle mon Ève ; Vent postal ; Amour coupable ; Tchat Live ; Porte ouverte ; Une qu’on bat ; Ma Mère, ma lumière ;… et tant d’autres, bref, des poèmes à vous couper le souffle, à vous faire voyager, à vous nourrir en musique et images.
En attendant la présentation officielle et le vernissage qui sont prévus au mois de mars au Centre Wallonie-Bruxelles, le livre est en vente à 10$ dans ces 3 adresses :
  • Librairie des Grands Lacs, commune de la Gombe, Boulevard du 30 juin, réf : arrêt Regideso ;
  • Librairie de la Halle - Institut français de Kinshasa ; et
  • Librairie Editions Mabiki, commune de Masina, Quartier sans-fil, Av. Lumumba N°25, Immeuble Tyrannus 1er niveau, Réf : Apocalypse 22. Tél +243 899 837 673
Vous avez également la possibilité de vous le procurer chez moi en me contactant par WhatApp à ce numéro : +243819512359.
Hâtez-vous car le Stock est limité !!!

À vous mes lecteurs et lectrices du blog, nous avons commencé cette aventure littéraire alors que je n’avais pas l’idée qu’un jour, ça deviendrait aussi sérieux : c’est vous qui m’aviez motivé pour arriver ici. Et, j’ose espérer que ce n’est pas la fin. Vous m’enverrez de plus en plus d’énergies pour publier encore, et encore. Alors, rien ne fera aussi plaisir que de vous voir vous procurer mon livre, ce livre, votre livre.

Fa. WISHIYA DIBAYA

jeudi 5 décembre 2019

Interviewer: SAMBA Saphir
Interview de Fa. WISHIYA DIBAYA

Fa. WISHIYA DIBAYA, la puissance des mots, baume à l’âme.

Plus connu sous Fady-Ambroise, Fa. WISHIYA DIBAYA, de son nom d’auteur, est un congolais se distinguant de ses confrères par sa pluridisciplinarité. Passionné de mots et féru de lecture, il maitrise la langue, jouit d’une aisance à passer d’un genre littéraire à un autre et développe avec délicatesse et finesse, des thèmes dits tabous.

Poète dans l’âme et virtuose de son art, il fera de l’aquarelle vierge qu’est la vie, sa toile de fond, surfant sur les vagues de l’anthologie, mémoires de l’histoire et morale devenue circonstancielle au fil du temps.

Tout naturellement, il gratifiera l’humanité de plusieurs opus, parmi lesquels, Plume & Flute publié en 2019. Fa. WISHIYA DIBAYA a accepté, le temps d’une interview, nous transporter dans son monde.

1. Bonjour Fa. WISHIYA DIBAYA. ITWK et son lectorat, sont ravis de vous compter parmi les invités vedettes de ce groupe culture, ce mois. Vos talent et complexité, sont relevés par votre plume prolifique.Avant de parcourir les courbes de votre plume, il serait judicieux de connaitre l’homme. Qui est-il ?

Fa. WISHIYA DIBAYA, je suis un auteur congolais : Blogueur, Libre penseur et Écrivain – poète. Licencié en Économie, je suis congolais, né le 19 août  1991 à Tshikapa, République démocratique du Congo. Marié et père de deux filles, je navigue entre ma profession de Comptable au sein de la Banque Commerciale Du Congo, BCDC et l’univers littéraire. 

2. Vous êtes pluridisciplinaire, serait-il possible d’avoir un  aperçu de vos différentes caquettes ?

Je suis un artiste né, je suis un dessinateur inné, libre penseur, blogueur avec mon blog www.fadyambroise.net où je partage sur la littérature avec mes poèmes, récits, nouvelles et pensées. J’y publie également certains jeunes artistes de notre sphère question de les promouvoir. Je suis un Comptable de profession, et Écrivain – poète par passion.

3. Pourquoi Fa. WISHIYA DIBAYA ?

Mon nom complet est Fady-Ambroise DIBAYA WISHIYA,  « Fa. WISHIYA DIBAYA » est mon nom d’auteur, question de mettre en avant, nos noms africains. Mais mes pairs m’appellent souvent Fady-Ambroise, ainsi que les lecteurs de mon blog.

4. Pourrait-on avoir une ébauche de votre bibliographie et résumés afférentes aux œuvres ? 

Ma première publication avec un éditeur est « Plume & Flûte », publié aux éditions Mabiki. Je suis également auteur de plusieurs récits et poèmes qu’on peut retrouver en ligne sur mon blog www.fadyambroise.net, ainsi qu’auteur de la nouvelle « 275 jours & contractions », téléchargeable en ligne, coécrit avec Tony ELEBE. 275 Jours & Contractions est une nouvelle de 4 partie à travers laquelle je relate mon expérience de la naissance de ma fille ainée en assistant mon épouse. Dans un élan poétique et d’intrigues : on assiste à l’attente, aux stress, à la peur, à l’impatience, à l’inquiétude, à l’espoir, ... qui envahissent les parents à la venue de leur bébé.

5. Votre bibliographie pourrait susciter bien de vocations, pourrait-on avoir une ébauche de vos parcours académique et artistique ?

Comme parcours académique, je suis détenteur d’un diplôme de Licence en Économie, option Développement de l’Université Libre de Kinshasa, 5 ans après mon obtention du diplôme d’État (Bac) en option Commerciale & Administrative au Complexe scolaire Nepoko.

J’ai intégré l’univers littéraire  après avoir créé mon blog en 2010. À la base, l’objectif était d’y partager mes dessins et pensées, mais au fil de temps il est devenu est vrai livre électronique. J’y partageais non seulement mes pensées et avis sur des sujets d’actualité mais également des récits fruits d’une expérience personnelle, d’une histoire imaginaire ou d’un fait de société. Il est né alors l’envie de perfectionner de plus en plus mon style, en écrivant certains faits en poésie ou en empruntant un style d’écriture d’un roman lu ou encore celui de l’écrivain congolais Zamenga, à travers son roman « Chérie Basso ».

Et grâce à mon blog j’ai rencontré des jeunes auteurs et autres amoureux de la littérature, qui par ces contacts et sur demande de mes lecteurs (surtout lectrices) naquit l’envie de publier un livre.

6. Pourquoi avoir courtisé la belle dame qu’est la littérature ? La complexité de vos œuvres dénote la vivacité de votre esprit ? Quelles parures de la belle dame, appréciez-vous particulièrement ? 

Le pourquoi n’est rien d’autre que l’envie de m’exprimer. Étant naturellement timide pour exprimer à l’oral certaines choses, la littérature s’est avérée être un moyen par lequel je pouvais m’ouvrir, m’étaler, me dévoiler et voyager. Je suis beaucoup plus dans la littérature séduit par la poésie : elle est un moyen d’exprimer avec harmonie, images, musique, et avec l’âme. Elle a plus de magie et de spiritualité que tout autre genre littéraire. On m’appellerait « poète », mais je vois « griot » plus approprié. Je ne me définis pas également comme appartenant à un genre spécifique. Ce que m’importe c’est m’exprimer ! Par poèmes, récits, nouvelles, romans ou contes. 

7. Vos mots ont plusieurs assonances et peuvent de ce fait, participer aux réformes profondes de la société. Pensez-vous être un leader d’opinion ? Êtes-vous un artiste engagé ?

Je ne me qualifie pas d’un leader d’opinion ni d’un artiste engagé, mais juste un artiste plein d’opinions. Rires. Un leader serait trop me prendre la tête, il n’y a pas d’un côté l’Artiste et de l’autre côté l’Artiste engagé. Le fait déjà d’être un artiste est un engagement. Mon rôle d’artiste est de : éclairer, dénoncer, soulager,… par mes mots ! C’est une vocation, un devoir. Me taire ferait de moi un traitre.

8. Que pensez-vous de la littérature africaine  ?

La littérature africaine a une force et des valeurs n'ont exploité. Elle est beaucoup plus influencée et dominée par les normes de la littérature occidentale que nos auteurs trouvent plaisir à copier. La littérature africaine se veut d'être plus spirituelle qu'esthétique ; elle est instructive que divertissante, et cette fonction est restée à l'oral.  La littérature africaine est un luxe pour une partie de sa population qui ne peut y accéder à cause du coût des livres dû par manque d'industries littératures, et l'absence de la bonne part dans les budgets des nations africaines

9) De quoi, est-il question dans Plume & Flûte ?

Plume & Flûte est un recueil de poèmes, 37 au total, 36 écrits en français et un en lingala. Un livre de beaux écrits et belles illustrations fruits de ma plume. Il est subdivisé en quatre chapitres principaux et un cinquième comme bonus, un clin d’œil à la culture et à ma langue maternelle. Les quatre premiers chapitres sont consacrés respectivement  aux : - Rôle de l’écriture, la place de l’écrivain, l’inspiration, et l’Artiste ; - Dénonciation, la paix, la justice, la misère, la famille et la mort ; - L’amour, ses non-dits et mots-dits, la rupture et ses blessures ; - La femme, ses flemmes et, sa flamme. On y retrouve la femme dans ses multiples facettes. Il y a donc de quoi exciter ou stimuler l’artiste et sa plume en mode veille, séduire les amoureux de la plume, réconforter les âmes tristes et panser les plaies.

10. Dans Plume & Flûte, vous explorez avec ingéniosité les mémoires africaines, réouvrant certaines pages taboues de l’humanité. À votre avis, procéder à un effeuillage perpétuel du puits sans fond qu’est l’amour, serait-il positif pour l’évolution de la société ?  

L’amour est une maladie et le remède en même temps. À cause de lui les méfaits sont connus, de cœurs sont brisés et des âmes perdues. En parler dans toutes ses facettes c’est bien et ça permet à ceux qui sont dans l’abus de se rétracter,  et ceux qui en sont victimes de s’en sortir. Surtout pour les dames, car elles sont majorité à souffrir à cause de l’amour…

11. Dans le même registre, amour et désamour, sœurs jumelles ont marqué certaines ères de leurs empreintes. A votre avis, serait-il possible de grader douleurs et souffrances humaines selon des critères civilisationnels ?

Le bien et le mal font partie de l’homme. Il est du devoir de ce dernier de faire le bon choix. Douleurs et souffrances feront toujours partie de l’homme.

12. La Shoah au même titre que la traite négrière et multiples génocides, sont des périodes ayant assombri la face du monde et marqué l’humanité. Rouvrir ces pans de l’histoire et leur conférer une éternité par le biais des livres, permettrait-il aux nations les plus puissantes de classer la traite négrière au rang de catastrophe ? Quel pourrait être le rôle de l’auteur africain dans cette quête ?

Le rôle de l’auteur africain est simple : écrire. Écrire pour marquer l’histoire. Nous avons l’obligation d’écrire notre histoire avant qu’on l’écrive avec déformation pour nous. L’écriture a une mémoire. Les livres sont les meilleurs héritages que l’on puisse léguer à nos enfants. L’africain est déjà victime d’une perte identitaire, d’une histoire falsifiée et effacée : la destruction de la grande bibliothèque d’Alexandrie ; la profanation de tombes et sabotage  des statues et monuments de pharaons ; les pillages à grande d’échelles d’œuvres au profit des musées occidentaux. 

Nous devons écrire sur la traite négrière ! Pas pour attendre son classement à un quelconque rang, mais parce que c’est notre histoire. La reconnaitre nous-même comme catastrophe suffit amplement. Le plus drôle dans l’histoire est qu’on recourt auprès de nos bourreaux pour que nos lésions soient reconnues

13. Dans Plume et Flûte, après l’humaniste, votre sensibilité anthropologique, est découverte. Vous luttez à votre manière et participez à la préservation de votre culture, à travers un poème dans votre langue maternelle. Pourquoi avez-vous faite le choix d’inclure ce poème dans ce recueil, au lieu de faire un recueil de poèmes uniquement dans votre langue maternelle ?

Plume & Flûte est majoritairement écrit en français, mais j’en ai profité pour insérer quelques pages en Lingala et en Tshiluba. Soucieux de transmettre en ma langue maternelle et par la même occasion immortaliser ma culture qui est en partie transmise à l’oral (avec déformation et mauvaise interprétation de nos traditions et coutumes), j’ai des projets en cours : un recueil de poèmes, un recueil de contes et un roman, en Tshiluba. C’est d’ailleurs pour ça mon choix de la maison d’éditions à porter sur « Mabiki » qui est une promotrice des langues africaines, congolaises particulièrement. 

14. Dans Plume et Flûte, vous vous exprimez à grand renfort de rhétorique et postures langagières, telles la concaténation, asyndète et paranomase. Quels en sont les impacts sur les messages véhiculés ? 

Le multiple styles sont utilisés dans le but de ressortir le beau, d’égayer les lecteurs, en renforçant le message et l’émotion véhiculés par mes écrits, et sans changer ni déformer l’esprit du poème. 

15. Pensez-vous qu’écrire en langue, réduirait votre lectorat et/ou la compréhension de votre « moi » ?

Oui et non. Oui dans le sens où sa réduirait mon lectorat non congolais et, non dans le sens où ceci augmenterait mon lectorat de mes compatriotes qui se sentent à l’écart quand on écrit en langues étrangères.

16. Le tranfèrement des poèmes d’une langue à une autre, est une tentative de mutation linguistique, sujette à une transformation voire déformation sémantique. La perte en sens, signification, aperçu doctrinal ou idéologique, est non-négligeable ; ce qui soulève une thématique et non des moindres, celle ayant trait à la culture et sa préservation. Pourrait-on dire que l’on pense et réfléchit dans une culture ou sa culture ?

Toute traduction implique une trahison,  je ne compte pas procéder à des traductions de me texte en langues, mais plutôt écrire en ma langue, en pensant en ma langue : pour mieux transmettre fidèlement l’esprit du mot employé. J’affirme donc qu’on peut penser et réfléchir dans une culture ou sa culture.

17. Chaque culture ayant ses codes, est-il possible au nom de l’universalité de la littérature, de faire vivre une culture dans une langue, sémillant canal, autre que celle d’origine ?

Oui cela est possible, mais ça demande une forte maîtrise de toutes ces deux langues pour transmettre fidèlement l’esprit de la langue d’origine.

18. « Aucun peuple ne s'est développé sur les paradigmes des autres peuples : langue, spiritualité et culture », est une assertion du Pr. Bingono Bingono. Qu’en pensez-vous ?

Tout à fait d’accord avec lui. Il s’agit là vraiment de l’identité d’un peuple. Et c’est ce peuple qui ignore son identité qui s’ouvre à toutes les identités importées. Trouvant la sienne primitive.

19. Quel serait votre mot de fin ? Où se procurer vos ouvrages ?

Merci à vous de m’avoir accordé cette occasion de m’exprimer !

Toute l’équipe d’ITWK, vous remercie.
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Plume & Flûte, un livre de Fa. Wishiya Dibaya aux Éditions Mabiki

Bonjour chers lecteurs et chères lectrices, Ça fait un bail, je sais ! Mais pour me rattraper : je vous amène une bonne nouvelle, ...