Fady Ambroise

Hello ! C'est ici que NOUS partageons sur la vie au quotidien : poèmes, pensées, analyses et interviews. N'hésitez pas à nous laisser vos avis en commentaire !

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samedi 17 octobre 2020


Plaisir d’écrire autour du recueil Plume et Flûte de Fa WISHIYA DIBAYA

Initialement prévue en mars 2020 et reportée à cause de la pandémie de la Covid19, la présentation du livre Plume et Flûte de Fa WISHIYA DIBAYA (paru aux éditions Mabiki en 2019) a finalement eu lieu ce samedi  17 octobre 2020 au Centre Wallonie-Bruxelles, dans le cadre de l’activité « Plaisir d’écrire ».

Sous la modération de l’écrivain Richard ALI et la recension de Pat Le Gourou, le public a eu l’occasion de découvrir le recueil de 37 poèmes de l’auteur ainsi que son plaisir d’écrire dans la salle de la bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, de 11h à 13h.

C’était donc l’occasion pour l’auteur de partager avec l’auditoire sur sa passion d’écrire, son histoire avec la littérature et l’aube de Plume et Flûte. Pour donner à l’assistance un aperçu et le gout du livre, les poètes Florence META et Le Marc Bamenga ont à chacun déclamé quelques poèmes du recueil. Ce qui n’a pas laissé le public indiffèrent.


Pour en savoir plus sur l’œuvre : cliquez ici


Plume et Flûte porté sur les fonts baptismaux par Kathryn BRAHY


Plume et Flûte a ainsi eu l’honneur d’être porté sur les fonts baptismaux par Kathryn BRAHY, la Déléguée générale Wallonie-Bruxelles. 

Après le baptême, l’auteur et le recenseur ont à tour de rôle répondu aux questions des invités.

Pour finir l’activité avec gaieté, l’auteur, l’équipe d'organisation et les invités ont partagé un cocktail. 

L'auteur a également signé les dédicaces à ses lecteurs qui étaient nombreux à acheter l'ouvrage au stand de Mabiki, érigé à l'occasion.

Il faut souligner que les invités se sont vus offerts des sacs cadeaux à leur entrée à la bibliothèque. Un don de la BCDC qui s’est donné le rôle d’être un partenaire à la Littérature congolaise.

Fa WISHIYA DIBAYA

Pour en savoir plus sur l’auteur : cliquez ici

vendredi 20 décembre 2019

Africain

Africain,
Est-ce descendant de Cain?
Car lui et la haine ne fit qu'un.

Voir son frère évoluer
Lui donne de cauchemar.
Prompt à faire le tintamarre,
Lorsque l'occident 
plébiscite ses descendants.

Africain,
Dans ses rêves,
Devenir Américain.
Et vivre comme
Mikhaïl Gorbatchev.

Africain,
Sa solidarité
N'est valable que pour la consommation,
Quand il s'agit de la production?
Chacun trouve le temps de récréation.

Africain,
Prend conscience de ton état  mesquin,
Accepte de changer ton destin.


Christian EBONGO Yenga,
Écrivain et poète

jeudi 5 décembre 2019

Interviewer: SAMBA Saphir
Interview de Fa. WISHIYA DIBAYA

Fa. WISHIYA DIBAYA, la puissance des mots, baume à l’âme.

Plus connu sous Fady-Ambroise, Fa. WISHIYA DIBAYA, de son nom d’auteur, est un congolais se distinguant de ses confrères par sa pluridisciplinarité. Passionné de mots et féru de lecture, il maitrise la langue, jouit d’une aisance à passer d’un genre littéraire à un autre et développe avec délicatesse et finesse, des thèmes dits tabous.

Poète dans l’âme et virtuose de son art, il fera de l’aquarelle vierge qu’est la vie, sa toile de fond, surfant sur les vagues de l’anthologie, mémoires de l’histoire et morale devenue circonstancielle au fil du temps.

Tout naturellement, il gratifiera l’humanité de plusieurs opus, parmi lesquels, Plume & Flute publié en 2019. Fa. WISHIYA DIBAYA a accepté, le temps d’une interview, nous transporter dans son monde.

1. Bonjour Fa. WISHIYA DIBAYA. ITWK et son lectorat, sont ravis de vous compter parmi les invités vedettes de ce groupe culture, ce mois. Vos talent et complexité, sont relevés par votre plume prolifique.Avant de parcourir les courbes de votre plume, il serait judicieux de connaitre l’homme. Qui est-il ?

Fa. WISHIYA DIBAYA, je suis un auteur congolais : Blogueur, Libre penseur et Écrivain – poète. Licencié en Économie, je suis congolais, né le 19 août  1991 à Tshikapa, République démocratique du Congo. Marié et père de deux filles, je navigue entre ma profession de Comptable au sein de la Banque Commerciale Du Congo, BCDC et l’univers littéraire. 

2. Vous êtes pluridisciplinaire, serait-il possible d’avoir un  aperçu de vos différentes caquettes ?

Je suis un artiste né, je suis un dessinateur inné, libre penseur, blogueur avec mon blog www.fadyambroise.net où je partage sur la littérature avec mes poèmes, récits, nouvelles et pensées. J’y publie également certains jeunes artistes de notre sphère question de les promouvoir. Je suis un Comptable de profession, et Écrivain – poète par passion.

3. Pourquoi Fa. WISHIYA DIBAYA ?

Mon nom complet est Fady-Ambroise DIBAYA WISHIYA,  « Fa. WISHIYA DIBAYA » est mon nom d’auteur, question de mettre en avant, nos noms africains. Mais mes pairs m’appellent souvent Fady-Ambroise, ainsi que les lecteurs de mon blog.

4. Pourrait-on avoir une ébauche de votre bibliographie et résumés afférentes aux œuvres ? 

Ma première publication avec un éditeur est « Plume & Flûte », publié aux éditions Mabiki. Je suis également auteur de plusieurs récits et poèmes qu’on peut retrouver en ligne sur mon blog www.fadyambroise.net, ainsi qu’auteur de la nouvelle « 275 jours & contractions », téléchargeable en ligne, coécrit avec Tony ELEBE. 275 Jours & Contractions est une nouvelle de 4 partie à travers laquelle je relate mon expérience de la naissance de ma fille ainée en assistant mon épouse. Dans un élan poétique et d’intrigues : on assiste à l’attente, aux stress, à la peur, à l’impatience, à l’inquiétude, à l’espoir, ... qui envahissent les parents à la venue de leur bébé.

5. Votre bibliographie pourrait susciter bien de vocations, pourrait-on avoir une ébauche de vos parcours académique et artistique ?

Comme parcours académique, je suis détenteur d’un diplôme de Licence en Économie, option Développement de l’Université Libre de Kinshasa, 5 ans après mon obtention du diplôme d’État (Bac) en option Commerciale & Administrative au Complexe scolaire Nepoko.

J’ai intégré l’univers littéraire  après avoir créé mon blog en 2010. À la base, l’objectif était d’y partager mes dessins et pensées, mais au fil de temps il est devenu est vrai livre électronique. J’y partageais non seulement mes pensées et avis sur des sujets d’actualité mais également des récits fruits d’une expérience personnelle, d’une histoire imaginaire ou d’un fait de société. Il est né alors l’envie de perfectionner de plus en plus mon style, en écrivant certains faits en poésie ou en empruntant un style d’écriture d’un roman lu ou encore celui de l’écrivain congolais Zamenga, à travers son roman « Chérie Basso ».

Et grâce à mon blog j’ai rencontré des jeunes auteurs et autres amoureux de la littérature, qui par ces contacts et sur demande de mes lecteurs (surtout lectrices) naquit l’envie de publier un livre.

6. Pourquoi avoir courtisé la belle dame qu’est la littérature ? La complexité de vos œuvres dénote la vivacité de votre esprit ? Quelles parures de la belle dame, appréciez-vous particulièrement ? 

Le pourquoi n’est rien d’autre que l’envie de m’exprimer. Étant naturellement timide pour exprimer à l’oral certaines choses, la littérature s’est avérée être un moyen par lequel je pouvais m’ouvrir, m’étaler, me dévoiler et voyager. Je suis beaucoup plus dans la littérature séduit par la poésie : elle est un moyen d’exprimer avec harmonie, images, musique, et avec l’âme. Elle a plus de magie et de spiritualité que tout autre genre littéraire. On m’appellerait « poète », mais je vois « griot » plus approprié. Je ne me définis pas également comme appartenant à un genre spécifique. Ce que m’importe c’est m’exprimer ! Par poèmes, récits, nouvelles, romans ou contes. 

7. Vos mots ont plusieurs assonances et peuvent de ce fait, participer aux réformes profondes de la société. Pensez-vous être un leader d’opinion ? Êtes-vous un artiste engagé ?

Je ne me qualifie pas d’un leader d’opinion ni d’un artiste engagé, mais juste un artiste plein d’opinions. Rires. Un leader serait trop me prendre la tête, il n’y a pas d’un côté l’Artiste et de l’autre côté l’Artiste engagé. Le fait déjà d’être un artiste est un engagement. Mon rôle d’artiste est de : éclairer, dénoncer, soulager,… par mes mots ! C’est une vocation, un devoir. Me taire ferait de moi un traitre.

8. Que pensez-vous de la littérature africaine  ?

La littérature africaine a une force et des valeurs n'ont exploité. Elle est beaucoup plus influencée et dominée par les normes de la littérature occidentale que nos auteurs trouvent plaisir à copier. La littérature africaine se veut d'être plus spirituelle qu'esthétique ; elle est instructive que divertissante, et cette fonction est restée à l'oral.  La littérature africaine est un luxe pour une partie de sa population qui ne peut y accéder à cause du coût des livres dû par manque d'industries littératures, et l'absence de la bonne part dans les budgets des nations africaines

9) De quoi, est-il question dans Plume & Flûte ?

Plume & Flûte est un recueil de poèmes, 37 au total, 36 écrits en français et un en lingala. Un livre de beaux écrits et belles illustrations fruits de ma plume. Il est subdivisé en quatre chapitres principaux et un cinquième comme bonus, un clin d’œil à la culture et à ma langue maternelle. Les quatre premiers chapitres sont consacrés respectivement  aux : - Rôle de l’écriture, la place de l’écrivain, l’inspiration, et l’Artiste ; - Dénonciation, la paix, la justice, la misère, la famille et la mort ; - L’amour, ses non-dits et mots-dits, la rupture et ses blessures ; - La femme, ses flemmes et, sa flamme. On y retrouve la femme dans ses multiples facettes. Il y a donc de quoi exciter ou stimuler l’artiste et sa plume en mode veille, séduire les amoureux de la plume, réconforter les âmes tristes et panser les plaies.

10. Dans Plume & Flûte, vous explorez avec ingéniosité les mémoires africaines, réouvrant certaines pages taboues de l’humanité. À votre avis, procéder à un effeuillage perpétuel du puits sans fond qu’est l’amour, serait-il positif pour l’évolution de la société ?  

L’amour est une maladie et le remède en même temps. À cause de lui les méfaits sont connus, de cœurs sont brisés et des âmes perdues. En parler dans toutes ses facettes c’est bien et ça permet à ceux qui sont dans l’abus de se rétracter,  et ceux qui en sont victimes de s’en sortir. Surtout pour les dames, car elles sont majorité à souffrir à cause de l’amour…

11. Dans le même registre, amour et désamour, sœurs jumelles ont marqué certaines ères de leurs empreintes. A votre avis, serait-il possible de grader douleurs et souffrances humaines selon des critères civilisationnels ?

Le bien et le mal font partie de l’homme. Il est du devoir de ce dernier de faire le bon choix. Douleurs et souffrances feront toujours partie de l’homme.

12. La Shoah au même titre que la traite négrière et multiples génocides, sont des périodes ayant assombri la face du monde et marqué l’humanité. Rouvrir ces pans de l’histoire et leur conférer une éternité par le biais des livres, permettrait-il aux nations les plus puissantes de classer la traite négrière au rang de catastrophe ? Quel pourrait être le rôle de l’auteur africain dans cette quête ?

Le rôle de l’auteur africain est simple : écrire. Écrire pour marquer l’histoire. Nous avons l’obligation d’écrire notre histoire avant qu’on l’écrive avec déformation pour nous. L’écriture a une mémoire. Les livres sont les meilleurs héritages que l’on puisse léguer à nos enfants. L’africain est déjà victime d’une perte identitaire, d’une histoire falsifiée et effacée : la destruction de la grande bibliothèque d’Alexandrie ; la profanation de tombes et sabotage  des statues et monuments de pharaons ; les pillages à grande d’échelles d’œuvres au profit des musées occidentaux. 

Nous devons écrire sur la traite négrière ! Pas pour attendre son classement à un quelconque rang, mais parce que c’est notre histoire. La reconnaitre nous-même comme catastrophe suffit amplement. Le plus drôle dans l’histoire est qu’on recourt auprès de nos bourreaux pour que nos lésions soient reconnues

13. Dans Plume et Flûte, après l’humaniste, votre sensibilité anthropologique, est découverte. Vous luttez à votre manière et participez à la préservation de votre culture, à travers un poème dans votre langue maternelle. Pourquoi avez-vous faite le choix d’inclure ce poème dans ce recueil, au lieu de faire un recueil de poèmes uniquement dans votre langue maternelle ?

Plume & Flûte est majoritairement écrit en français, mais j’en ai profité pour insérer quelques pages en Lingala et en Tshiluba. Soucieux de transmettre en ma langue maternelle et par la même occasion immortaliser ma culture qui est en partie transmise à l’oral (avec déformation et mauvaise interprétation de nos traditions et coutumes), j’ai des projets en cours : un recueil de poèmes, un recueil de contes et un roman, en Tshiluba. C’est d’ailleurs pour ça mon choix de la maison d’éditions à porter sur « Mabiki » qui est une promotrice des langues africaines, congolaises particulièrement. 

14. Dans Plume et Flûte, vous vous exprimez à grand renfort de rhétorique et postures langagières, telles la concaténation, asyndète et paranomase. Quels en sont les impacts sur les messages véhiculés ? 

Le multiple styles sont utilisés dans le but de ressortir le beau, d’égayer les lecteurs, en renforçant le message et l’émotion véhiculés par mes écrits, et sans changer ni déformer l’esprit du poème. 

15. Pensez-vous qu’écrire en langue, réduirait votre lectorat et/ou la compréhension de votre « moi » ?

Oui et non. Oui dans le sens où sa réduirait mon lectorat non congolais et, non dans le sens où ceci augmenterait mon lectorat de mes compatriotes qui se sentent à l’écart quand on écrit en langues étrangères.

16. Le tranfèrement des poèmes d’une langue à une autre, est une tentative de mutation linguistique, sujette à une transformation voire déformation sémantique. La perte en sens, signification, aperçu doctrinal ou idéologique, est non-négligeable ; ce qui soulève une thématique et non des moindres, celle ayant trait à la culture et sa préservation. Pourrait-on dire que l’on pense et réfléchit dans une culture ou sa culture ?

Toute traduction implique une trahison,  je ne compte pas procéder à des traductions de me texte en langues, mais plutôt écrire en ma langue, en pensant en ma langue : pour mieux transmettre fidèlement l’esprit du mot employé. J’affirme donc qu’on peut penser et réfléchir dans une culture ou sa culture.

17. Chaque culture ayant ses codes, est-il possible au nom de l’universalité de la littérature, de faire vivre une culture dans une langue, sémillant canal, autre que celle d’origine ?

Oui cela est possible, mais ça demande une forte maîtrise de toutes ces deux langues pour transmettre fidèlement l’esprit de la langue d’origine.

18. « Aucun peuple ne s'est développé sur les paradigmes des autres peuples : langue, spiritualité et culture », est une assertion du Pr. Bingono Bingono. Qu’en pensez-vous ?

Tout à fait d’accord avec lui. Il s’agit là vraiment de l’identité d’un peuple. Et c’est ce peuple qui ignore son identité qui s’ouvre à toutes les identités importées. Trouvant la sienne primitive.

19. Quel serait votre mot de fin ? Où se procurer vos ouvrages ?

Merci à vous de m’avoir accordé cette occasion de m’exprimer !

Toute l’équipe d’ITWK, vous remercie.
ITWK, IN TOUCH WITH KALARA

mercredi 30 octobre 2019

Du nouveau à Kinshasa, enfin une application mobile e-book congolaise !!! 
Link corp, le Start up congolais basé à Dallas (USA) et à Kinshasa dirigé par Arnold Ilonga lance, ce 15 novembre, une application mobile de lecture de livres & magazines appelée « LisoloApp ». 

LisoloApp est une plateforme (E-book 100% africaine en général, congolaise en particulier) de vente et lecture des livres, magazines et éditoriaux en ligne. C’est donc une application appropriée pour Auteurs, Éditeurs, Lecteurs, professeurs, pasteurs, étudiants, et autres passionnés des ouvrages.

Toute personne, propriétaire d’une œuvre littéraire ou autres ouvrages peut enregistrer son œuvre dans la plateforme de vente en ligne sans condition.

Pourquoi publier sur LisoloApp ?

LisoloApp donne aux auteurs plusieurs avantages, entre autres :
  • Être lu dans les 4 coins du monde, même dans des pays où votre maison d’édition n’est pas représentée ;
  • Possibilité de suivre l’évolution de vos ventes et d’ajuster le prix selon votre propre stratégie de vente ;
  • N’avoir aucun contrat d'engagement, le livre est le vôtre, et le reste pendant toute la durée de vente ;
  • Recevoir vos rémunérations des ventes dans votre banque locale en RDC ;
  • Large flexibilité dans les pourcentages de vente ; et
  • Explication des mots clés et dictionnaire incorporé.
Conditions d'utilisateurs

Les utilisateurs auront une meilleure expérience avec l’application étant donné sa simplicité. Il suffit juste de télécharger l’application sur votre portable ou tablette. Plusieurs modes de paiement en ligne sont disponibles dans l’application. L’application est à télécharger sur Android et Apple store à partie du 15 Novembre 2019.

Pourquoi utiliser LisoloApp ? 

« Aux amoureux de la lecture, vous découvrirez plusieurs auteurs congolais, professionnels ou amateurs et vous contribuerez directement à leur développement. L’application donnera aux lecteurs aussi l’occasion de gagner de l'argent rien qu’en lisant les ouvrages dans sa bibliothèque numérique. » Arnold Ilonga, concepteur de LisoloApp et responsable Link corp. 
Arnold Ilonga
Contact :
Téléphone     : +1(240)475-4524 (WhatsApp également)
Facebook page: LisoloApp Africa
Mail                : lisoloappl@gmail.com
Site                 : www.lisolo.app ( en construction)

Alors, n’hésitez pas, rejoignez LisoloApp ! 

A lire également :

mercredi 26 juin 2019


Ils étaient des centaines à postuler à ce prix, mais seulement neuf (9) ont été nominés ! Dans la soirée de ce mercredi 26 juin 2019 dans la bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa (CWB en sigle) a eu lieu, la remise des prix aux nominés du « Prix littéraire Zamenga » 2ème éditons (2018-2019).
De neuf nominés, Patrick Kalonji Kabengele remporte la première place avec sa nouvelle « L’homme qui avait des projets » et rentre chez lui avec une enveloppe de 1.000 (mille) dollars américains. Les neuf nominés selon l’ordre de places sont :
1.      Patrick Kalonji Kabengele ;
2.      Vaillant Nico Weza ;
3.      Annie Lukando ;
4.      Raïs N’sinabu Eyay ;
5.      Sifa Akilimali ;  
6.      Benitha Mandjo ;
7.      Samira Yala ;
8.      Joyce Mwamba ; et
9.      Héritier Okende Lul.
Photo de famille des nominés avec le Coordonnateur du Prix 
Les gagnants se sont vus octroyer des livres, un abonnement annuel à la bibliothèque du CWB, et un chèque chacun pour les cinq premiers, respectivement d’un montant de : 1.000, 500, 300, 200 et 100 pour le 5ème.

Il faut noter que pour cette édition, il y avait parmi les nominés 5 femmes sur 9. Et la majorité de plumes ont écrit sur le viol. Le viol, ce fléau qui a élu domicile depuis un moment en République Démocratique du Congo et ne cesse de briser des vies innocentes.

«…Pour cette édition, comme d’habitude, les jurés ont travaillé sur une centaine de textes provenant de différents coins du pays et même de l’étranger, tous anonymes (portant de codes), et ont déniché neuf (9) pépites qui feront votre bonheur dans ce recueil collectif. Un recueil palpitant et très inspirant qui témoigne d’une forte envie de voir les choses bouger, de voir l’homme changer, de voir une prise de conscience de la part de congolais pour contribuer au développement de leur pays. "Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays" disait Kennedy, est justement une forme d'interpellation que l’on peut retrouver entre les lignes en lisant le texte gagnant "L’homme qui avait des projets" du jeune auteur Patrick Kabengele avec qui la République de lettres Congolaises devra désormais compter. » Propos de Richard ALI, Responsable de la Bibliothèque Wallonie-Bruxelles/Kinshasa et Coordonnateur du Prix Zamenga.

Les gagnants et les intervenants ont vu là, l’occasion de remercier les initiateurs de ce prix car il valorise la littérature et les écrivains congolais et en même temps, encourage les jeunes auteurs à sortir de l’ombre et être lu.
Les invités de marque et quelques partenaires (entre autres : Missy Bangala du Café litteraire de Missy, CalM en sigle ; Kathryn Brahy, Directrice Déléguée du CWB ; Augustin Bikale pour le compte de l’UNESCO ; Artiste musicien Blaise BULA ; …) ont ainsi eu l’honneur de remettre les prix aux gagnants.
Artiste musicien Blaise Bula remettant le 3ème prix de cette édition du #Prix_Zamenga (2018-2019)
Les nouvelles des auteurs nominés sont à découvrir dans un magnifique recueil collectif intitulé « L’homme qui avait des projets et les autres nouvelles », publié aux éditions Mabiki. Un livre de cent vingt… pages de très bonne qualité, de sa couverture à la qualité des feuilles utilisées. Le tout, à 5 dollars américains seulement !  Il est donc à trouver chez Mabiki ou à la Bibliothèque du CWB pour les amoureux de belles-lettres.
Couverture du recueil « L’homme qui avait des projets et les autres nouvelles »
C’est quoi Prix littéraire Zamenga ?

Démarré en 2016, le Prix Zamenga est un concours littéraire proposé par la Délégation Générale Wallonie-Bruxelles/RDC où les candidats, écrivains congolais de moins de 40 ans, participent librement en soumettant une nouvelle écrite en français sur un thème libre ou proposé par l’édition, afin de remporter des Prix décernés aux meilleures nouvelles selon les délibérations du jury. Il est donc à sa deuxième édition. La remise des prix de la première édition a donc eu lieu en 2017.
Ce prix s’inscrit dans une démarche de promotion de jeunes auteurs congolais, mieux de la littérature congolaise dans son ensemble. Proposer de nouveaux noms sur et pour la scène littéraire congolaise pour témoigner à la face du monde de la vitalité littéraire qu'il y a au pays mais aussi des efforts engagés par tous ceux qui sont déterminés à redonner à ce secteur ses lettres de noblesses.

Les acteurs littéraires de l'Ajeco et du CalM
Les acteurs littéraires et Blaise Bula en veste grise

mardi 23 avril 2019

Ce 23 avril est la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Une journée décrétée par l'UNESCO pour promouvoir la lecture, l'industrie éditoriale et la protection de la propriété intellectuelle à travers le droit d'auteur. Elle sert à rendre hommage au livre et à son auteur.

Mais comment cette industrie s'en sort-elle en RDC ?
Par rapport à l’année passée je dirai que les livres sont en train de gagner de plus en plus de terrain malgré la non-implication gouvernementale après une longue période de pause ou régression littéraire. Vers les années 70, 80 et 90, le pays était compté parmi ceux ayant des grands auteurs - écrivains et de renommée internationale ; les ministères concernés octroyaient des livres aux écoles pour équiper les bibliothèques et accompagner le programme scolaire. Mais de nos jours…
Plaisir d'écrire autour du Roman "REQUIEM POUR ANDALI" à la bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles le 19 mars 2019.
Actuellement en RDC et à Kinshasa en particulier, les livres par ses auteurs sont en train de se démêler pour se frayer un chemin et sortir au grand jour. Le circuit du livre congolais, de l’auteur au lecteur est tellement très complexe que beaucoup d’auteurs  ou écrivains peinent à sortir un livre. Et ceux qui y parviennent n’arrivent pas à satisfaire les attentes des amoureux des lettres rd congolais pour des raisons telles que : le coût élevé du livre par rapport aux étrangers, la qualité des papiers et/ou impressions, la qualité du texte et le défaut d’un réseau de distribution adéquate. Les écrivains se sont transformés en vendeurs via leur réseau et en faisant du bouche à oreille.

La 24ème édition 2019 a été proclamée Année internationale des langues autochtones 
"Les livres sont une forme d’expression culturelle qui fait vivre les langues, en se manifestant à travers elles. Chaque livre est créé dans une langue particulière, à l’intention de ses locuteurs. Ainsi, chaque livre est écrit, produit, échangé, utilisé et apprécié dans un cadre linguistique et culturel donné. C’est sur cet important aspect que nous mettons l’accent cette année, car 2019 a été proclamée Année internationale des langues autochtones sous l’impulsion de l’UNESCO, afin deréaffirmer la volonté de la communauté internationale d’aider les peuples autochtones à protéger leurs cultures, leurs savoirs et leurs droits."  — Audrey Azoulay, Directrice générale, Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, UNESCO.

Quelle importance accordons-nous à nos langues ?
Il est vrai que jusque-là, la majorité d’auteurs rd congolais publient en français pour des contraintes d’éditions, de notoriété et des difficultés d’avoir un lectorat capable de digérer leurs écrits en nos langues. Mais depuis un bon moment il y a quelques auteurs qui se dérobent à cette règle en publiant en Lingala, Swahili, Tshiluba, Kikongo ou d'autres langues dites dialectes et dont les oeuvres sont bien consommées, appréciées sur l’espace national et international. La maison d’édition MABIKI est celle qui s'est distinguée en valorisant ces langues.
"Ebamba", "Okozonga maboko pamba" de Richard Ali et "Bolingo eza na Bozoba" de Christian Gombo, les trois, publiés au éditions MABIKI. 
Dans le cadre de commémoration du livre, au Festival du livre et de la bible, « FELIBI » du 23 au 28 avril 2019, les auteurs congolais et moi y compris allons y participer à travers l’initiative « Toseka na Buku » qui est un concept créé par le collectif ENVIE D'ÉCRIRE en partenariat avec Médiaspaul pour faire connaitre les écrivains et rendre leurs œuvres attrayantes au public.
Fady-Ambroise Dibaya WISHIYA 
Fady-Ambroise Dibaya W., Administrateur et blogueur de www.fadyambroise.com. Licencié en Économie de développement, je suis un dessinateur inné, blogueur, libre penseur, Comptable de profession et Écrivain - poète par passion. À travers mon blog j'exprime ce que la nature me révèle tout en aidant les gens à retrouver la confiance en soi et à exploiter leurs potentiels. J'encourage les jeunes qui se démarquent dans leurs domaines par des interviews.

lundi 22 avril 2019

Les auteurs congolais vous convient au festival du livre et de la bible, "FELIBI" pour assister à la nouvelle allégorie "Toseka na Buku" sur la Place des évolués, Kinshasa-Gombe.

Toseka na Buku est un concept créé par le collectif ENVIE D'ÉCRIRE en partenariat avec Médiaspaul  pour faire connaitre les écrivains Congolais et rendre leurs oeuvres attrayantes au public. Chaque Écrivain fera une performance de son oeuvre en vue de rentre cette dernière intéressante, appréciable, acceptable mais aussi, achetable.

"Pourquoi ne devez vous pas le rater ? 
- Christian Gombo, c'est simple : Des écrivains feront pour vous des performances artistiques basées sur leurs livres et vous ne l'oublierez jamais même en mourant..."
La première édition de cette initiative sera présentée au FELIBI, à la place des évolués, du 23 au 28 avril  2019 avec : Ben Kamanda, Biatitudes, Christian Ebongo, Christian Gombo, Lyricomane, Glodie Marco (Le Marc), Daniel Kimuha, Justy Chy, Laeticia Lakubu, Patrick Kitenge (Gouru), Jean-Claude Ntwala, Joël Makengo, Joseph Madimba, K-Yan, Remy Ngumbu et Fady-Ambroise D.W.
Et la cerise sur le gâteau : les livres de tous ses auteurs seront vendus sur place. Une telle opportunité ne se rate pas !

PROGRAMME TOSEKA NA BUKU :
  • Mercredi 24 avril : 8h30 à 9h

- 8h30 à 8h40 : Jean Claude NTWALA
- 8h40 à 9h00 : FOLITIQUE AVEC LYRICOMANE
  • Jeudi 25 avril : 8h30 à 9h00 et 15h00 à 15h30

- 8h30 à 9h00 : Slam ou Atelier 
- 15h00 à 15h30 : Joseph MADIMBA, Christian EBONGO, Daniel KIMUHA (10minutes chacun)
  • Vendredi 26 avril : 8h30 à 9h00

- Remy MBUNGU, K-YAN, (10 minutes chacun)
- SLAM FOLITIQUE ET AUTRES (10 minutes chacun 
  • Samedi 27 avril : 8h30 à 9h et 12h30 à 13h15

- 8h30 à 9h00 : Laetitia LAKUBU, Dave NGONDE, JUSTY CHY (10 minutes chacun )
-12h30 à 13h10 : Tony ELEBE, BIATITUDES, Patrick KITENGE, Ben KAMANDA (10 minutes chacun)
-13h10 à 13h15 : Présentation du COLLECTIF et PROJET.
  • Dimanche 28 avril :9h30 à 10h00

- Fady-Ambroise et Joël MAKENGO
- 10 Minutes restant SLAM.

dimanche 7 avril 2019

Vendredi dernier, il m'a été donné d'assister à un spectacle des plus inhabituels, intitulé « Fleuve dans le ventre »... Un cercle formé par les chaises des spectateurs, et au milieu, quatre corps étrangement costumés; mi haillons,  mi bouffons, allongés à même le sol, comme endormis... Ainsi, commence la représentation théâtrale. Puis, s'en suit une déclamation de textes; ceux de Fiston Mwanza Mujila dans son ouvrage du même nom que le spectacle. Ils sont forts, percutants et interpellant.
Image du spectacle à l'IFK, mercredi 27 mars 2019
Dans la bouche des acteurs, dans leurs mouvements, transes et danses frénétiques,  ces textes prennent vie. Ces acteurs, quelle mémoire ! Le flot de mots est quasi ininterrompu. Plusieurs scènes se succèdent et nous parlent d'identité, de luttes, de survie, de sexualité, de folie, de mort, de révolte et de renaissance. Les mots autant que leur mise en scène raisonnent dans l'âme du spectateur.


Chapeau bas au metteur en scène et aux acteurs qui jouent le jeu à fonds, bravant les éléments, car  dehors la pluie et les éclaires tonnaient, grondaient, comme pour fournir au spectacle une bande-son inespérée. Nos acteurs en font fi, ils jouent, pour nous, à épuiser toute l'énergie et la sueur de leurs corps. Ils sont généreux et passionnés. Bref, ce fut une soirée culturelle bien agréable. Cela valait le détour.

Par Tony ELEBE ma Ekonzo 
Tony ELEBE Ma Ekonzo, Écrivain congolais,
Auteur du roman "Au delà des étoiles"
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vendredi 5 avril 2019

Mercredi 27 mars 2019 à l’Institut Français de Kinshasa/Halle de la Gombe vers 18h00, s’est tenu une pièce de théâtre haute en couleurs et en émotions interprétant « Fleuve dans le ventre », une œuvre de l'auteur congolais Fiston Mwanza Mujila. Et vendredi 29 et samedi 30 mars 2019, le spectacle s'est déroulé au Centre culturel M'eko.
Ce projet est une production de Goethe-Institut de Kinshasa regroupant plusieurs nationalités : rd congolaises, allemandes, autrichiennes et polonaises.


« Fluss im Bauch | Fleuve dans le ventre » est un projet performatif entre danse, poésie, théâtre, musique et vidéo, basé sur le poème éponyme de l'auteur congolais Fiston Mwanza Mujila, qui rencontre un succès international. Ce projet est produit par le Goethe-Institut de Kinshasa.

L'objectif du projet est d'étudier et de déconstruire la métaphore coloniale du fleuve Congo, comme incarnation d'une " Afrique sauvage, indomptée, inconnue ", pour aboutir à une réinvention du "fleuve" comme symbole d'une puissance créatrice, d'un canal entre le moi profond et le monde extérieur, et du droit à dire "Je". Source
C’est dans ce cadre culturel à l’occasion de la journée internationale du théâtre que le public a savouré ce moment poétique avec des talents et performances très admirables. Et à travers Solitude 61, la pièce a ouvert ses voiles :
« Dans mon ventre se convulse un fleuve,
bougre et fainéant, sale et immense, lugubre et vilain,
un fleuve en état (avancé) de dysenterie...

À propos de l'auteur
Né à Lubumbashi en République Démocratique du Congo, Fiston Nasser Mwanza Mujila vit à Graz en Autriche où il a achevé en 2007 ses études universitaires en Lettres et Sciences Humaines.
Fiston Mwanza Mujila
En même temps que ses humanités littéraires et des études universitaires en Lettres et Sciences Humaines, il participe régulièrement aux activités littéraires organisées dans sa ville natale, à Kinshasa et à l’étranger. Source

Il est médaillé d'or en littérature aux Jeux de la francophonie, organisés au Liban, en 2009 avec le texte La nuit.
Dans une interview exclusive accordée à un journal congolais, parlant de son écriture, Fiston Mwanza Mujila a déclaré qu'il "ne se revendique d'aucune appartenance", mais s'inspire de tous les genres et en particulier de la poésie.

Les impressions des spectateurs de ces 3 dates 
  • "J’ai personnellement apprécié et admiré leur présentation : ils étaient bien dans leurs rôles. Ils les prenaient vraiment au sérieux. Lol. Et c'est ça que j'ai aimé. J'ai aimé l'énergie qu’ils dégageaient et la poésie dans leurs interprétations. Nicolaas jouait en allemand, je n'ai rien compris de ce qu'il disait, mais j'ai aimé la manière dont il le disait. J'ai aimé la musique. Elle m'a secoué sur ma chaise et elle n'a pas laissé ma petite fille de 9 mois indifférente. J'ai aimé les gémissements de la dame ayant le fleuve à la place du sang et la forêt équatoriale comme cheveux. Les dames prêtes à donner vie se sont retrouvées dans ces cris..." Fady-Ambroise
  • "Impossible de se focaliser sur un seul acteur. ils ont super bien joué. Myope de mon état, sans mes lunettes, je n'ai pas pu lire ce qui était écrit sur les écrans mais j'ai pu déceler la traduction en lingala. La pièce n'était pas destinée a un public jeune. Beaucoup de stimuli visuels, auditifs. La pièce donne envie de lire le livre." Marie-Précieuse Kindombe
  • "Les deux spectacles auxquels j'ai pu assister m'ont laissé un bon goût. Les chorégraphies étaient vraiment spectaculaires et ont fait naître de belles impressions. Le texte fort et original. Les tenues correctes. La performance artistique a été au delà de mes espérances car une très grande valeur ajoutée s'est dégagée avec une entière satisfaction. Et j'en demande encore." Christian Gombo
  • "J'avoue que c'était ma première fois d'assister à une pièce théâtrale et je n'avais que des émotions avant même que l'activité commence. J'étais toute excitée au point où mon voisin m'a offert une bouteille d'eau car je transpirais déjà lollll. J'ai adoré le fait que les acteurs ont mémorisé leur texte... Franchement on dirait qu'ils en étaient auteurs, ça coulait. Par contre, ils n'ont pas étés tous bons en incarnation des rôles. Le seul qui a pu bien le faire, c'est le blanc qui ressemble à Merlin😅😅😅 Lui là ahlala😍😍😍😍 il avait de la présence sur scène. Il a été parfait : voix, gestuelle, courage... Mais en gros, c'était super. J'ai adoré me retrouver dans une activité comme celle là et j'aimerais qu'elle soit mensuelle, pourquoi pas ?" Vicky Kananda

Les Quelques extraits du livre
Solitude 44
"Qu’ils psalmodient le Brahmapoutre, qu’ils exhibent le Yang-Tsé-Kiang, qu’ils encensent le Zambèze, qu’ils affichent l’Euphrate, qu’ils pérorent la Meuse, qu'ils chantent le Guadalquivir, qu’ils élisent le Mississippi et ses gendres, à savoir l'Arkansas, le Missouri et l'Ohio, je brandirai le Congo, le seul fleuve qui déconcentre, le seul fleuve qui simule la tuberculose, le seul fleuve qui danse le tango, la salsa, le boléro, le flamenco et le cha-cha-cha, le seul fleuve qui vous rechigne, le seul fleuve qui broute de la viande, le seul fleuve qui se suicide dans l'océan, jambes jointes, bras croisés. . . Je donne ma main à couper, mon cou à trancher et mon corps à castrer s'il s'avère que je fais usage de faux. Déjà, je suis castré et minable tel le Limpopo à ses heures perdues. En tout état de cause, que craindrai-je? La masturbation forcée, l’épreuve du kiambi ou l'assassinat déguisé en noyade dans les eaux de ce même fleuve?"

Solitude 60
ʺPour tout Congolais tués dans Kin la jungle et jetés dans le fleuve.
Dieu seul sait
Combien de nôtres
Le fleuve mange
Puis avorte
À Brazzaville et aux îles de Mbamu
Les corps qu'on y jette de nuit
À partir de Kin
Dans l'espoir de tuer la trace."


 Solitude 19
"Au nom d’une certaine paix, après nous avoir confisqué les deux Kivu, après nous arraché le diamant, le cuivre, le cobalt, le coltan, et l’uranium, après avoir brûlé nos terres, après avoir rasé les écoles et les hôpitaux, après avoir coupé l’électricité, après avoir violé nos grands-mères et réduit en esclavage sexuel nos mères, après avoir castré nos pères et condamné aux travaux forcés nos oncles, après avoir saboté le barrage Inga, après avoir profané nos cimetières et après nous avoir interdit de pleurer nos morts, arriveront-ils à transporter le fleuve Congo et à s’en servir comme eau de chambre ? Ce n’est pas une question. Ça peut ou ne pas être un secret de polichinelle, le fleuve noiera quiconque touchera à un de ses cheveux…"
Solitude 86
"Le fleuve Congo n’a rien à envier aux autres fleuves.
Il possède leur bave, leur érection et leur virulence à vous foutre la trouille. Tout compte fait, il n’a même pas besoin d’allocations familiales ni d’un quelconque visa pour être un fleuve. Il a été un fleuve.
Il est un fleuve. Et restera un fleuve. Un fleuve sans nationalité.
Un fleuve libre. Un fleuve indépendant. Un fleuve majuscule.
Un fleuve fleuve !"


Notons que la pièce a eu sa première mondiale à Kinshasa et va se poursuivre en Autriche et Allemagne.

Le programme
Les dates "Fleuve" - Europe sont les suivantes :
25 + 26 juin 2019 au Schauspielhaus Vienna (répétitions à partir du 23)
Et ensuite à Graz (28 + 29)
En dernier lieu Mannheim (les 5, 6 et 7 juillet)

À Graz et à Mannheim, les dates peuvent encore changer d'un jour, avant ou après, mais en général, tel est le plan pour la suite des représentations.

Production: Goethe-Insitut in cooperation with Schauspielhaus Wien and Nationaltheater Mannheim. Funded by the TURN Fund of the German Federal Cultural Foundation 

Équipe : Carina Riedl (mis en scène, AT), Mwanza Mujila (auteur, RDC), Dorine Mokha (chorégraphie, RDC), Huguette Tolinga Lola (musique, RDC), Otto Krause (décors et costume), Bob Nelson Makengo (vidéo, RDC), Stephan Werner (production, AT), Missy M. Bangala (assistante, social media RDC), Kerstin Gruebmeyer (Dramaturge) 

Performeurs : Dorine Mokha Pro, Hugue Mbo Huguembo, Dks Dks Dada Kahindo, Nicolaas van Diepen et Magda Gandhi Chowaniec. 
Mes félicitations à l’équipe organisatrice de ce projet, combien louable ! 
Par Fady-Ambroise WISHIYA Dibaya

Plume & Flûte, un livre de Fa. Wishiya Dibaya aux Éditions Mabiki

Bonjour chers lecteurs et chères lectrices, Ça fait un bail, je sais ! Mais pour me rattraper : je vous amène une bonne nouvelle, ...