Fady Ambroise

Hello ! C'est ici que NOUS partageons sur la vie au quotidien : poèmes, pensées, analyses et interviews. N'hésitez pas à nous laisser vos avis en commentaire !

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samedi 12 novembre 2022


Les deuils, l'action... J'ai a... doré le film. Si vous n'avez pas encore regardé le film, je vous recommande de vite le faire. 

Black Panther II, Wakanda forever est enfin sorti en salle ce 9 novembre 2022. Il sort  deux ans après la mort de Chadwick Boseman, l'acteur principal qui incarnait le rôle de T'chala, Roi du Wakanda.


Le film commence 5 ans après la guère contre Thanos. L'on assiste à la scène où la princesse Shuri dans le labo tente en vain de sauver son frère d'une grave maladie. Ses efforts n'ont rien produits. Le Roi T'chala, le Black Panther, meurt...

Et c'est deuil

Marvel a démontré que l'homme est au centre de son industrie. Contrairement aux entreprises où l'employé est vite remplacé au lendemain de sa mort.

Avec la mort de l'acteur principal dans la vie réelle, il pouvait caster un autre acteur pour le rôle du Roi T'chala, mais non. Marvel l'a aussi tué dans le film en le rendant un hommage digne d'un Roi. #Wakandaforever. 🙅🏿‍♂️


La cérémonie funèbre est vraiment impeccable. Mélancolique. La tristesse de la famille a traversé l'écran jusqu'à m'envahir.

La danse funèbre est vraiment inspirée d'une culture existante africaine. Elle était spirituelle. C'était du "Mikishi" (esprits en Tshiluba, l'une des langues du Kasaï, RDC). On croirait voir les "Mingaji" du Bandundu.

Je n'étais pas étranger aux transes par lesquelles passent les rois pour atteindre le monde des esprits avant leur couronnement. Les Sacrificateurs en savent assez pour vous dire plus sur le coma spirituel. #BAKUIDI 
Black Panther, petit-fils de Lumumba

Lumumba ? Oui, lui, notre Héros national. Patrice Emery Lumumba a reçu son hommage par ce film. C'est l'une de révélation de Black Panther II. 

On decouvre quand on annonce l'entrée de la Reine aux Nations Unies qu'elle est la fille de Lumumba. Cet élément de plus vient augmenter l'amour du film du moment où les Congolais, les africains vont encore plus s'identifier. 

Le Wakanda  reste un royaume imaginaire, nous sommes d'accord. Mais, j'y retrouve notre part. Ce Congo qui est envahi et combattu de gauche à droite à cause de ses minerais stratégiques, où certains pays par leur puissance s'attribue le droit d'avoir une part dans son sous sol. La contraste est seulement que Nous, nous ne savons pas nous défendre.

Le peuple de l'eau

Une année après la mort du Roi, le Royaume doit faire fasse à une nouvelle menace, un nouveau deuil et encore des découvertes.

Ça fait plaisir de revoir l'actrice Lupita Nyong'o dans son rôle de Nakia. Et M'Baku toujours égal à lui-même. Même si je n'aime pas la façon dont son nom est prononcé. 

Je ne vais pas vous le spoiler. 🤭 Que chacun regarde et fasse son jugement.

 Fa Wishiya Dibaya 

dimanche 9 janvier 2022

Devinez quel est le pain de 100Fc parmi ces 6 pains ? 

Eh ben, vous avez perdu ! Aucun.

Aucun de ces pains coûte ce prix. Le plus petit de la famille que vous voyez là, oui, celui qui mesure 17cm là, oui, lui, IL COÛTE 200 FC.

En lettres : DEUX CENTS FRANCS CONGOLAIS.

Et, ces aînés là coûtent 300Fc. Et il faut prier pour qu'un atteigne 30cm.

Oui, le pays souffre. Il souffre tellement que même les pains ont décidé de se mettre au régime. Quand on grandit on prend la hauteur, mais apparemment, le pain lui était absent à ce cours.

Nous sommes en 2022, et ce qu'on a aujourd'hui comme pain (de Pain Victoire) est un beignet comparé au KANGA-JOURNÉE connu en 2006.

- Moi : 😳 maman oyo lipa ?

- Maman vendeuse : eh, Papa ! Batu oyo baza motema mabe, epourtant Minocongo ya bango moko...

- Moi : ah bon ! Zela soki nakomi Conseiller nako yebisa #Fatshi. Pesa nga kasi 6.

Les Services des renseignements, #IGF, et les Ministères de l'Économie devraient s'atteler sur ce cas qui touche directement nos santés. Ceci est une incitation à la révolte. Les États sont tombés pour si peu que ça.

Nous, peuple. Citoyens de la cité. Nous pauvres pauvres. Nous, habitants de ce pays en chambre de réanimation : nous n'avons pas des écrans de suivi des Bourses ; des extraits de compte de la BCC pour voir combien on a récupéré après chaque détournement ou voyage des officiels... on ne sait pas interpréter les indicateurs Macro économique...

Mais, ce qu'on a comme éléments d'évaluation de la santé de l'État et le mandat du Président sont : la sécurité du pays, #RAM, les prix des biens de première nécessité, l'électricité, l'eau potable, etc.

Merci.

Fa Wishiya Dibaya

PS : Mais #MAFA, biloko ya ko marcheler yang'oyo te ? Yo Kaka bureau ya #CENI ? 🤦🏽‍♂️

dimanche 24 mai 2020

La sphère congolaise est capable de faire parler même les muets. Depuis le début du confinement je n’ai pas écrit au sujet du Coronavirus sur ce blog, mais ce n’est pas la matière qui manquait. Ah Kinshasa, ata olobi oko koma te, mais makambu ezo salema kaka na misu nayo. Osala boni ? Awa covid19 ekomi shida !

Cette pandémie fait des ravages, des perturbations, et tant d’autres aléas parmi lesquels le ralentissement des activités économiques. Afin d’empêcher la « circulation du virus », les gestes barrières ont été recommandés. À ces mesures ont été rajoutées : la fermeture des établissements d’enseignement ; la fermeture des bars – terrasses – restaurants ; la fermeture des églises ; la suspension des rassemblements de plus de 20 personnes, ce qui impliquent les fêtes, funérailles et autres sorte de célébrations ; la réduction de passagers dans le transport en commun ; la déclaration de l’État d’urgence ; la fermeture de toutes les frontières de la République, suspensions des vols et la mise en quarantaine de la ville de Kinshasa ;… et plus tard le port obligatoire des masques dans les lieux publics. 

Ces mesures, bien que sanitaires, ont perturbé plus d’un ménage. Déjà que la majorité de congolais, plus précisément des Kinois, ne vivent que de l’informel. Les sièges de plusieurs entreprises et institutions étant concentrées à la Gombe, le confinement de cette commune a paralysé tout Kinshasa : certains employeurs ont suspendu les contrats avec leurs travailleurs, d’autres (comme des banques) ont décentralisé leurs activités et personnel dans d’autres communes ; les prix des biens de première nécessité ont très remarquablement augmenté. Que faire ? C’est le Covid19 le responsable. Personne n’était préparé !

Le Covid19 a été l’objet de plusieurs théâtres dans la scène congolaise, perturbant le Covid lui-même. Au point de ne pas en venir qu’on ne puisse pas le prendre au sérieux malgré les décès causés en chine, comme à l’occident. 

Les balbutiements du Ministère de la Santé autour du premier cas du Covid n’avait fait qu’augmenter les doutes sur la véracité de cette maladie au pays. Ainsi, plus les contradictions se suivaient, plus les doutes s’accumulaient : « est-il vraiment malade du Covid ? » ; « N’est-ce pas un montage pour avoir des millions, de l’État et de l’OMS ? » ;… Toutes les raisons se présentaient pour alimenter nos doutes : 

- L’incapacité du Ministère à déterminer la nationalité du premier cas contaminé ; 
- Le spectacle des policiers devant l’hôtel où résidait le patient, d’abord sans masques et en suite avec masques devant la caméra ; 
- L’interview du patient – en stars – pour informer sur sa bonne prise en charge, à côté des gens non-protégés…

Le 6 avril le confinement de la Gombe fut déclenché, la police et l’armée étaient au rendez-vous dans toutes les entrées de cette commune. Étant de la commune voisine, je ne pouvais sortir chez moi sans assister au spectacle ou en être victime. Il faut faire les pieds ou prendre une moto pour arriver à l’arrêt où prendre un taxi. Sur 24, ceux qui souhaitaient accéder en ville passaient au contrôle munis de leur badge d’accès. J’aperçois de l’autre côté de la rue une vingtaine de policiers debout dans la carrosserie de ce véhicule semblable à celui qui transporte les prisonniers. Je me retourne pour tirer attention à ce que racontent les individus avec moi à l’arrêt, parmi lesquels, quelques policiers en tenue civile. L’un d’eux fait son topo, fièrement, sur comment ce véhicule est un parquet à lui tout seul : « les procès ont lieu dans ce véhicule que vous voyez… » ; « les sorts des gens se décident là-dedans avant d’atteindre la Prison de Makala… » ; «…c’est une administration complète avec tout, y compris un OPJ ». Au milieu de son speech à côté de ses collègues en uniforme qui semblaient valider ses dires, je l’interromps avec une question :

– Mais pourquoi les policiers dans le véhicule n’ont pas respecté les gestes barrières ? Regarde comment ils sont coincés entre eux.
– La tenue qu’ils portent est une meilleure protection qui soit ! me répond son collègue. 

Sur le coup, j’ai juste ravalé ma salive et continué mon chemin essayant de comprendre comment cette tenue leur protège contre le Coronavirus au point qu’ils n’étaient plus concernés par les gestes barrières.
Deux semaines plus tard, le port du masque a été rendu obligatoire. Les policiers ont de nouveau vu là l’occasion de racketter les paisibles citoyens. Sans porter ce masque, tu paies une amende de cinq mille francs congolais en cash auprès des agents de la Police sans rien en échange. Ni masque ni quittance. 

Le côté positif de cette pandémie est les changements et nouvelles habitudes qui ont (revu) vu le jour. Là-dessus je me questionne : nous fallait-il cette saleté de Corona pour en arriver là ? Les flâneries ont finies ; l’ambiance a pris fin ; le lavage des mains est devenu un credo ; on s’assoie à présent à l’aise dans le transport en commun ; les églises aux boucans ont mis une pause, les fidèles passent maintenant par Dieu sans intermédiaire et sans payer des frais. Bref, nous avons donné priorité à ce qui est utile. 

Ce qui est marrant dans cette histoire est qu’alors que sous d’autres cieux les malades du Covid19 se plaignent de manque d’une bonne prise en charge, de l’absence des masques ou de respirateurs : chez nous les malades du Covid19 se plaignent auprès du Président de ne manger le Fufu qu’une seule fois par jour au lieu de trois. Rire. 

Malgré nos doutes sur le virus, malgré que le Covid19 est pour beaucoup un moyen d’enrichissement illicite, malgré la maladresse des autorités sur la prise en charge et la communication autour de cette pandémie : le Coronavirus est une réalité, nous avons l’obligation de prendre soin de nous en pratiquant les gestes barrières afin de nous protéger et protéger nos proches !!!

dimanche 8 mars 2020


Ma mère n'en sait rien de votre journée de la femme. Elle n'a participé à aucune conférence sur l'émancipation  et l'égalité de sexe. D'ailleurs elle n'est même pas arrivée avec ses études jusqu'aux exetats, mais c'est une brave, une battante, une gouvernante, une gérante, une cheffe de ses entreprises.
L'image tirée du recueil de poèmes Plume & Flûte, une illustration du poème "Ma mère, ma lumière"

Elle est une femme d'affaires. Oui, pour nous préserver de l'enfer, elle a été femme à tout faire. Elle était et elle est là pour nous, on dirait qu'elle n'existe que pour nous. La première et l'unique "associée" de mon père c'est elle. Il n'y pas un seul forêt, une seule brousse que mon père ait affronté pour se frayer son chemin sans être avec Elle, Maman. Mon père sait, et le dit que sans cette brave épouse à ses côtés, il n'en serait pas arrivé là.
Extrait du poème "Porte ouverte", du recueil Plume & Flûte
Maintenant de quelle émancipation on Nous chante ?  Pour quelle égalité de sexe à l'européenne les femmes luttent ? Une femme qui veut s'émanciper le sera. Sans une quelconque conférence. La femme c'est la flamme, mais sa flemme la renferme... c'est ce genre de sujets que mon livre Plume & Flûte traite dans son chapitre 4, Écrits pour f(l)emme.

Merci.

Fa. WISHIYA DIBAYA

lundi 17 février 2020

Depuis un moment, en RDC, et à Kinshasa en particulier, a vu le jour une nouvelle profession, un métier qui séduit de plus en plus les jeunes. Calqué ailleurs, ce métier fait des miracles. C’est une mine d’or dans les mains... non, dans la bouche de celui ou celle qui la manipule. Face aux suiveurs, il transforme en dieu (comme pour les fidèles devant leurs pasteurs) car ta parole devient parole d'évangile. Ce métier n’est rien d’autre que celui de … « Motivateur ».

Coach, Motivateur tout-terrain, tout est rien : Arnaque ou nouveau métier ?

Il m'arrive de suivre les motivateurs étrangers. Du moins ceux qui... parlent dans mon domaine : chacun d'eux motive dans un domaine spécifique. Un domaine dans lequel il a de l'expérience à partager. Ils ne tirent pas des citations prises çà et là pour en faire des chevaux de bataille.

Les congolais en abusent ! Un médecin qui devient motivateur en architecture et design ; un licencié en économie qui peine à trouver du boulot devient motivateur en entrepreneuriat, avec comme seul discours : tu ne seras jamais riche en travaillant pour quelqu'un.
Il y a un coach qui partage sur la tenue des blogs. Il a des blogs à succès et raconte les astuces et moyens utilisés pour arriver à ce résultat. Voilà un coach ! Contrairement aux motivateurs et coachs tout terrain qui pullulent sur notre sphère congolaise.

Je suis pour le coaching. Moi par exemple je peux coacher, guider ou orienter un étudiant dans la réalisation et rédaction de son un TFC ou Mémoire qui traite de l’Économie, étant passé par là mais, de là à me qualifier de coach ou motivateur en la matière, Hum… c’est prétentieux !

Je peux encourager un ami de se lancer dans les affaires en vendant des produits de Lufu, mais de là aller m’autoproclamer « Coach » ou « Motivateur » en entrepreneuriat... 🙄hum ! Wana ekomi ARNAQUE (c’est de l’arnaque) en profitant de la pauvreté des jeunes congolais. Arrêtez ! Cherchez-vous un emploi ! Svp…

Zidane fait le métier de coach, du football précisément. Il en a à raconter : footballeur puis coach à succès également. Mais ne peut se dire coach de vie, coach passe-partout. Mais bino, ata réussite moko te na actif, bokomi coach ya nyoso (aucune réussite à l’actif, vous vous faites des coachs tout-terrain).🙄

Désolé les gars ! Je ne veux frustrer personne. Juste qu'on doit arrêter avec ça. Et partager l'expérience. J'aimerais bien que Tony Elebe, Tata N'longi Bia Titudes, Richard Ali, Christian Gombo, Hervey N'goma, Peter Komondua,… nous motivent sur la littérature (ayant déjà sorti des livres et un album pour Peter) sur des questions telles  que : ‒ Comment devenir Auteur ; ‒ La publication d'un livre ; ‒ Les étapes à franchir ; ‒ Publier un livre/album malgré les critiques et manquent des moyens ; ‒ Comment se faire des fans ;‒ Vivre de son œuvre dans le contexte congolais ;…

Si j'ai un problème avec les Coachs et Motivateurs tout-terrain ‒ tout est rien ?

‒ Oui, j'en avais depuis. Depuis le début de cette histoire, pour être précis. Depuis qu'ils ont commencé à vivre du désespoir des jeunes congolais. Il y en a qui font des conférences, mais tu arrives, que des définitions que tu maîtrisais déjà : - C'est quoi le succès, - C'est quoi l'échec, - C'est quoi investir, - C'est quoi la réussite... à la fin au nom de Jésus, amen. Ah ? C'est tout ? Sérieux !

La motivation n'est pas nouvelle, elle a toujours existé. Ce qui est nouveau c'est le métier de « Motivateur »... à la congolaise. Chose qui ne devrait pas exister. Car la motivation est née du partage d'expérience et non du partage des textes, pensées ou citations d'autres.
Ce que je déplore actuellement est la motivation de partage du vent ‒ les vendeurs des rêves : des jeunes qui se mettent à motiver les autres sur l'entrepreneuriat et consorts sans base dans le domaine. Juste une ou deux lignes d'encouragement, et le tour est joué ! Un motivateur ou un coach doit encourager les autres sur un domaine qu'il a lui-même expérimenté !
- Un motivateur sur les affaires alors que sa plus grande réussite est une page Facebook qui peine à atteindre 1.000 j'aime. 😱
- Un motivateur sur le développement personnel, sa vie amoureuse laisse à désirer. Les relations interpersonnelles, n'en parlons même pas. Incapable de garder une simple copine, mais c’est lui qui se met à coacher des mariés sur comment vivre en couple.



mercredi 16 octobre 2019

Rétrocommission, un cancer presque rien !

Ça paraît peut-être moins flagrant, vu qu’on est tellement habitué avec le mal et qu’il est devenu presque notre mode de vie et pain quotidien, mais : LA RÉTROCOMMISSION est l’une des maladies qui tuent et ont tué ce pays, la RDC. Elle est une cale au progrès souhaité, elle est une obstruction à la réalisation des promesses (en rapport avec le social du congolais et la paix) faites par le chef de l’État, Félix A. Tshisekedi. Car, aussi bon qu’il puisse être, si il est entouré par des gens, qui, ne partageant pas sa vision ne pensent qu’à se remplir des poches : ça causera sa perte et celui du pays en même temps. Ainsi, je fais un clin d’œil à ceux qui ne jurent que par sa perte : SI LE PRÉSIDENT FÉLIX ÉCHOUE SON MANDAT, C’EST TOUT UN PAYS QUI EN PAIE CASH ! On a donc intérêt de prier, de converger nos efforts et énergies positives pour que ça marche. 

La rétrocommission étant devenue… normale, a tué notre économie ; notre éducation ; des familles ; etc. - Comment peut-on trouver normal qu’un individu qui a 5 à 10 ans d’impaiement d’arriérés de salaires se construise des maisons et envoie ses enfants étudier à l’étranger ? À cause de ce genre de pratiques, beaucoup d’entrepreneurs congolais ne savent s’envoler ou voir leurs business commencer vu les multiples barrières de commissions auxquelles ils doivent faire face. Dieu seul sait combien d’investisseurs se sont vus refuser d’œuvrer en RDC parce qu’ils ne se soumettaient pas à cette pratique. 

En y pensant à fond, je réalise que cette rétrocommission, devenue comme un cancer, est dans l’air qu’on aspire. Elle est dans chaque bien que nous consommons. On la voit chaque jour et on regarde à coté car ce n’est pas un crime : ce n’est pas un crime qu’un enseignant demande aux élèves ou étudiants de l’argent contre la réussite (branchement), ou conditionne ses syllabus ; ce n’est pas un crime qu’un Policier-roulage demande l’argent aux taximen, « mbote ya likaku » ; ce n’est pas un crime qu’une agence de recrutement demande de l’argent aux candidats ; ce n’est pas un crime qu’un employé obtienne une promotion ou avantage contre une relation sexuelle ; ce n’est pas un crime que des violeurs ne sachent jamais à quoi ressemble une porte de prison, … 

Ainsi, les autorités doivent… qu’est-ce que je raconte, ils sont tous dans ça ! Ou du moins presque tous… Bon, quant-à la photo du saut-de-mouton, c’est juste pour souligner l’avancement des travaux de construction de celui du croisement 24 - Boulevard du 30 juin, chose que j’encourage. Hâte de voir à quoi ça ressemble, un saut-de-mouton. Lol. Je me demande même si l’orthographe est correcte. 

En attendant, n’oubliez pas de réserver mon livre, Plume & Flûte👇🏽👇🏽👇🏽

mardi 30 juillet 2019

"Gouverne et ment", 65 fois

Gouverne et ment, voilà donc la recommandation unique ! Cheval de bataille des gens cyniques, des pouriticiens iniques : - 65 membres du gouvernement ! Vous ne plaisantez pas, vous ? Du moment où chacun à sa part, pas grave...

Où est donc l'intérêt de la nation ? Où est le peuple d'abord ? Même si ceci rime avec le peuple à bord, ça ne sous-entend pas qu'on déborde... 

On est bien parti pour un naufrage, avec 65 membres du gouverne - ment, qui gouvernent et mentent, qui s'attirent et attirent comme des aimants : je ne serai pas étonné de nous voir perdre tous nos minéraux et minerais, avec autant de magnétisme ! 

C'est ça donc gouvernement ? Une montagne des mensonges aux commandes, qui gouverne et ment.  Entre temps, on compte les jours, jusqu'aux prochaines excuses, et érections...
Alors, trinquons 🥂

"Gouverne et ment", soixante-cinq fois.

À lire aussi :

vendredi 31 mai 2019


Concentré dans la visualisation accélérée de la série Game Of Thrones, j'étais complètement déconnecté de la politique congolaise. Et d'un coup,  je vois les panneaux du Sphinx de Limete avec mention : "PÈRE DE LA DÉMOCRATIE CONGOLAISE" à l’annonce du rapatriement de sa dépouille mortuaire au pays. Je l'encaisse facilement par rapport à la même mention qui était inscrite sur les panneaux avec l’effigie de Joseph Kabila (président honoraire de la RDC) pendant la période électorale et post-électorale (ça, ça me démangeait et dérangeait).

Par des réactions opposées de certains internautes et partisans de Lamuka sur les réseaux sociaux, je comprends que Étienne Tshisekedi, affectueusement appelé « Ya TSHITSHI » est fait ou sera fait « héros national ». Ayant zappé cette information officielle, s'il y en avait, je n'ai eu aucun avis…
Étienne Tshisekedi wa Mulumba
Né à Kananga (alors Luluabourg au Congo belge) le 14 décembre 1932 et décédé le 01 février 2017 à l’âge de 84 ans à Bruxelles (Belgique), Étienne Tshisekedi wa Mulumba est un homme d'État de la RDC : Icone de l’opposition congolaise ; 4 fois premier ministre sous le règne de Mobutu (2ème président de la république) ; président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti avec lequel il va lutter contre la dictature de Mobutu jusqu’à l’instauration du multipartisme et de la démocratie congolaise, jusqu’à son dernier soupir ;… L’opposant historique Étienne Tshisekedi est le père biologique de l’actuel président de la RDC Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et le premier diplômé en droit du Congo en obtenant son diplôme de docteur en droit à l'Université Lovanium de Kinshasa (actuellement Université de Kinshasa, Unikin) en 1961.
Etienne Tshisekedi au milieu trinquant aux cotés du Président Mobutu
Les réactions des internautes et autres individus s’opposent à la probable élévation d’Étienne Tshisekedi au rang d’héros national  en donnant des raisons pour lesquelles il ne peut être HÉROS. Certains vont jusqu'à nier sa lutte et d'autres établissent une liste des individus méritant cette place. Ce qui est complètement grotesque. On l’accuse d’avoir justifié l’exécution des Martyrs de la Pentecôte alors Ministre de l’Intérieur et des Affaires coutumières sous Joseph-Désiré Mobutu.- Son opposition n’était qu’une farce, rajoutent-ils. Il était de mèche avec le pouvoir…🤧
Félix-A. Tshisekedi Tshilombo, président de la RDC
Et là encore je me suis demandé si cette opposition ne vient pas du fait qu'il a pour fils Félix ! Le président de la même république qui veut faire de lui un héros. L’ascension de son fils à la magistrature suprême a-t-elle effacé ses années de lutte ? Nous a-t-elle fait oublier les ovations que nous avons eues à son égard ? Héros ou Père de la démocratie, ne sont-ils pas des titres lui octroyés de son vivant ?🤔🤷🏾‍♂️

De Saul à Paul : on accepte le Persécuteur devenu Apôtre mais on revêt Étienne Tshisekedi de son passé Mobutiste pour nier son combat et effacer son parcours pendant qu’on profite de son héritage.
La sorcellerie n'est pas seulement le fait de voler sur un balai et évacuer de la fumée, mais également s'obstiner à réfuter un fait pour ses tendances ou appartenances.

Le corps d’Étienne Tshisekedi est de retour au pays, sa terre natale, pays pour lequel il a toujours milité, deux ans après sa mort. Mes pensées sont tournées vers sa famille biologique et mes hommages à la personne qu’il était et au symbole qu’il incarne. Il est celui à qui on doit notre courage de dire non aux institutions quand elles déroutent. Il est celui à qui on doit notre liberté d’expression… Donc si c’est dans les projets du gouvernement de faire de lui « héros national », c’est tout à fait légitime. Je n’ai pas d’objection !✌
Le couple présidentiel s'inclinant devant la dépouille d'E. Tshisekedi à son arrivée à l’Aéroport International de N'djili


lundi 1 octobre 2018

Pendant que la ville de Beni cherche à se débarrasser de la fièvre hémorragique à virus Ebola, cette terre qui depuis un moment a subi le martyr se retrouve à nouveau baignée dans son propre sang suite aux tueries qui regagnent peu à peu le terrain.

"Je crois que chacun doit agir à son niveau pour rendre cette lutte effective, et surtout la demande est que les autorités territoriales de notre république ne demeurent pas silencieux face à cette situation qui en fait devient agaçante. Avec l'aide de Dieu, la ville de Beni et tout le reste du pays retrouveront la Paix tant attendue. Mes sincères condoléances aux familles biologiques des victimes, et qu'elles trouvent en Dieu la plus grande consolation." Dr Slam Stone

Note sur Ebola:
La fièvre hémorragique à  Ébola est une maladie virale très souvent mortelle et tue 50 à 90% des cas présentant des manifestations cliniques.
Son agent pathogène qui est le virus Ébola est issu de la famille des Filoviridae.


Des quatre sous-type de ce virus, trois sont effectivement présents en République Démocratique du Congo et attaquent l'homme et se transmettent par contact direct avec le malade atteint, ses organes, ou ses différents fluides biologiques, voire le cadavre du défunt. La transmission peut aussi se faire par la manipulation d'animaux porteurs du virus, vivants ou morts.

Des précautions anti-infectieuses nécessaires sont prises et des techniques d'isolement sont appliquées pour éviter la contamination du personnel soignant et autres agents de santé.
La période d'incubation varie entre 2 et 21 jours.

Symptômes
Une brusque montée de température, avec une faiblesse intense, des myalgies, des céphalées et des maux de gorge. Cette fièvre est souvent suivie de vomissements, des diarrhées , d'éruptions cutanées, d'insuffisance rénale et hépatique et d'hémorragies internes et externes. Les analyses de laboratoire révèlent une baisse de la numération des leucocytes et des plaquettes, ainsi qu'une élévation des enzymes hépatiques.

Diagnostic
Des tests spécialisés sur les échantillons de sang mettent en évidence des antigènes spécifiques ou des gènes du virus. Il est possible de détecter des anticorps contre le virus et d'isoler celui-ci en culture cellulaire. Ces examens de laboratoire présentent un risque biologique extrême et ne doivent être pratiqués que dans les conditions de confinement les plus rigoureuses possibles. Les progrès des techniques de diagnostic ont abouti à l'élaboration de méthodes non invasives (sur des échantillons de salive ou d'urine) et à des tests sur des échantillons inactivés qui accélèrent le diagnostic au laboratoire et contribuent ainsi à la prise en charge des cas et à la lutte contre les flambées.

Traitement
Les cas graves doivent être placés en unité de soins intensifs, car les malades sont souvent déshydratés et doivent être mis sous perfusion ou réhydratés par voie orale avec des solutions d'électrolytes.

Un dessin de Dr Slam Stone, l'artiste multidisciplinaire.


mercredi 16 mai 2018

La prière et le travail, quoi privilégier ? 🤷‍♂

L’une des caractéristiques des pays sous-développés est que les gens remplissent des églises du matin au soir, chaque jour, font du tapage nocturne et se donnent moins au travail. Certains (Hommes de Dieu) utilisent même la naïveté des croyants à leur bénéfice en s’enrichissant et en transformant l’église en une entité économique.

Aujourd'hui, beaucoup se demandent si c’est correct d’aller chaque jour prier ou faudrait substituer ce temps à travailler ? 😰

Toutes ces discussions autour du sujet sont juste parce qu'on pense que la prière est le fait de fermer ses yeux et se mettre à crier pour parler à Dieu en lui faisant part de ses problèmes. Mais, la prière est un état permanent…🙏

🤔Quand la bible dit de prier sans cesse, fait-elle allusion à prier toute la journée sans travailler ?
Non, selon moi. 🙅‍♂️ 

Qu’entendez-vous par avoir une vie de prière ?🤔😞
La prière est un état permanent qu'on doit adopter. Elle est une attitude à avoir. C'est une vie de sanctification. C'est ainsi, même en travaillant on doit garder une attitude de prière, marcher selon la volonté de Dieu tout en suivant ses principes. Déjà que l'une de ses recommandations est : "tu gagneras ton pain à la sueur de ton front". Travailler👨‍💻 devient donc : prier 🙏, en pratiquant  sa recommandation. 

La prière doit se refléter par nos actes. 
Étant à son image,  tout ce que nous faisons doit être à sa gloire. Un homme qui vit une de vie de sanctification, n'a pas besoin de crier tous les jours pour voir ses entreprises réussir contrairement à celui dont les actes et agissements offensent l'éternel. Ce dernier peut prier du matin au soir, mais cela ne sera que du gargouillis. 

Si doit-on prier  ou travailler ? 

On peut prier sans travailler, mais pas travailler sans prier. La prière nous accompagne dans toute notre vie, tout dépend maintenant de ton interprétation de la prière.

Certains prient pour crier
D’autres pour oublier
Et moi, si je dois prier
C’est surtout pour ne pas plier.
Face à ce monde corrompu,
Si l’on n’est pas fort, on sera interrompu.
Ne t-elle pas mignonne la dame sous l’onction du Saint-Esprit ?

Si doit-on privilégier le travail au détriment de la prière?
Non, on ne pose pas la bonne question,,,
La bonne question serait si l'on peut prier en travaillant ?

Le travail ne se substitue pas par la prière et vice versa, la prière est un travail. Tout ce qu’un croyant fait constitue sa manière de prier. Alors si tu finis ta journée, fais-toi une auto-évaluation de savoir : si ta prière dans la journée a plu au seigneur ; si elle n'est pas entachée par ton agissement, tes actes, tes propos, etc.

Donc, c’est bien de fermer les yeux et prier. Mais la meilleure des offrandes que l’on puisse faire est de s’offrir soi-même à l’éternel.

Que ta vie au quotidien reflète ta vie de croyant.

Plume & Flûte, un livre de Fa. Wishiya Dibaya aux Éditions Mabiki

Bonjour chers lecteurs et chères lectrices, Ça fait un bail, je sais ! Mais pour me rattraper : je vous amène une bonne nouvelle, ...